Azcapotzalco
Hier, glandé, alors que je devais préparer cette conférence pour
Le lendemain, me suis levé tôt. Ai bouquiné dans ce livre qui relate le quatrième et dernier voyage de Christophe Colomb et le fait de savoir si l’épave découverte au large des côtes panaméennes est bien la « Biscaina », l’un des navires de Colomb. Très intéressant, mais complètement hors sujet par rapport à ce que je dois exposer d’ici une heure. Quand je quitte l’appart, ma meilleure moitié dort encore. C’est seulement dans le taxi en route vers la fac que je réalise que je me suis gourré d’une demie heure : c’est pas à 9 h 30, mais à 9 h pile que ça commence. Il est 9h 02, panique à bord. Je demande au taxiste si c’est encore loin. On a fait la moitié du chemin, me dit-il d’un air rassurant qui rate complètement son effet. Finalement on arrive, je cours vers le bâtiment B, je m’attends à faire irruption dans une salle bondée, marmonnant de platissimes excuses et maudissant le taxiste qui n’y est pour rien. Et puis, surprise, il n’y a personne dans la salle, sauf la responsable et une collègue censée assurer la première partie de cette table ronde. Pas l’ombre d’un public, me signale la responsable visiblement énervée, ni la troisième collègue, une Roumaine qui devait parler de dictionnaires fraîchement numérisés.
D’ailleurs, elle ne viendra pas. Donc, on patiente et moi, je respire… viva Mexico et à bas la ponctualité ! Dans les sections parallèles, il n’y a presque personne non plus. La responsable décide de commencer, et on se retrouve donc à trois, elle, la collègue et moi. La collègue, une prof d’anglais d’origine japonaise, présente une plateforme d’enseignement à distance. Ça m’intéresse, puisqu’à l’IFAL, on travaille là-dessus de notre côté. La présentation en elle-même est disons moyenne, encore du Power Point clinquant sans rien autour, puis une visite guidée du site en question. Je note que pour un des modules, se sont inscrits 6 élèves et 22 profs. Me demande à quoi ça rime, mais bon, restons poli. Quand c’est mon tour, je m’assois à cette table ronde, rectangulaire comme toutes les tables rondes, et je déballe mes thèses. Puisque la collègue ne comprend pas le français, je décide d’exposer en anglais, un peu broken, soit, mais mi español étant ce qu’il est, donc loin de satisfaire aux exigences du discours académique, je choisis le moindre mal. Ça a l’air de passer, on discute quelque peu après coup, je reçois un joli diplôme de participation à encadrer et à accrocher au dessus du lit, la responsable me demande une version écrite pour la publier je sais pas où, et voilà le travail. J’appelle mon taxiste.
Songer à devenir plus célèbre pour ameuter plus de public.