Hier, petit rituel de la distribution des cours. A la différence près que c'était aussi le premier jour du nouveau directeur de l'Institut, rien de tel pour briser la routine. Déjà avant, les rumeurs avaient fait le tour du pâté de maisons: "il est cool", "c'est un nounours", accompagnées des petites angoisses habituelles genre "est-ce qu'il va tout changer?", baisse de salaire, réduction des vacances, grosse liste de profs à virer d'urgence et d'office etc. etc.

Pour ce qui est du changement, il n'y a pour l'instant pas grand chose à faire: l'ancienne directrice a fait en quatre ans le boulot de huit, à savoir transformer un institut dépérissant en école de langue florissante - réorganisation des cours, formation pédagogique continue, abolition du statut de vacataire, hausse de salaires (we love you for that), rénovation du matériel, des salles, des murs, réouverture de la galérie d'exposition et j'en passe et en plus, elle a trouvé le temps de faire un môme et la chanteuse dans notre groupe de rock. Je reste toujours aussi ébahi devant l'énergie qu'elle a déployée, non seulement la volonté de faire quelque chose, mais de faire mieux que les autres. Dans ce sens, la succession s'annonce difficile. Ce qui est sûr, c'est que le ton va changer. Fini, la gouaille de l'ancienne directrice et ses légendaires "vous faites chieeeer!!" qui résonnaient dans les couloirs. Le nouveau dirlo m'a paru plus classique, un peu comme on s'imagine - normalement - les directeurs d'Institut. L'équipe internet, à laquelle j'appartiens, a rendez-vous avec lui demain. J'imagine qu'on y verra plus clair.

Sinon, la distribution s'est passé sans problèmes, tout le monde est à peu près content, mézigue y compris: je finis de bosser jeudi matin, ce qui me fait de longs week-ends, miam!

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