Vu du Mexique, c'est quand-même stupéfiant. On a l'impression que la France entière est à feu et à sang et que Chirac ne va pas tarder à faire intervenir la Garde Impériale, vous savez, celle qui ne se rend jamais. Les médias mexicains en parlent évidemment. En fait, tout le monde en parle, même nos élèves. Vu que l'IFAL est une institution quasi-gouvernementale, on attend de nous autres profs des commentaires tant soit peu judicieux voire autorisés - oui, mais hélas, nous ne sommes pas politologues, nous suivons les news comme tout le monde ici. La dernière fois que des élèves attendaient de nous des explications, c'était il y a trois ans, lorsque l'équipe nationale de foot s'est fait virer de la Coupe du Monde. Avant, c'était quand Le Pen est arrivé au deuxième tour; à l'époque, il y avait même des journalistes qui sont venus récolter notre réaction à chaud. La France va finir par avoir une image négative, dans ce pays. Il ne faudra pas s'étonner si les élèves préféreront apprendre l'allemand.

Ce matin, donc, j'ai essayé d'expliquer ce qui se passait en France, cherchant un vain une parallèle mexicaine (il n'y en a pas, de toute manière). Après cependant, c'est la routine qui a repris le dessus: nous sommes en saison DELF, c'est à dire nous faisons passer à quelques centaines d'élèves ce diplôme reconnu dans tous les mondes possibles, du meilleur au pire, donc même à Clichy, et qui permettra aux élèves d'aller faire des études en France, au cas où ils insisteraient encore.

Retour à l'accueil