C'est maintenant officiel: Il y a une carence de profs de français au Mexique. Donc, si vous êtes bien formé, bien diplômé, bien éduqué, bien etc., venez faire un petit tour par ici, venez vous faire des [censuré] en or.

Bon, blague à part, il est vrai que le nombre d'apprenants a progressé ces derniers temps de 30 à 40 %. Ce qui revient à dire qu'apprendre le français n'est plus tout à fait une affaire d'élite, même si dans certains milieux ça fait toujours partie du bon goût d'être passablement francophone, un peu comme il était de bon goût en France, dans ces mêmes certains milieux, d'apprendre l'allemand (mais c'est une tendance qui s'effrite). Maintenant, la petite-fille de Aurora-sans-qui-nous-serions-foutus apprend le français dans une école publique.

Il est toujours question d'instaurer une seconde langue étrangère obligatoire dans les écoles publiques mexicaines, et il y a de grandes chances qu'on choisisse le français. Et puis, il y a le FOS, le français sur objet spécifique, qui attire de plus en plus de monde, notamment dans les domaines des relations internationales, de la gestion, du tourisme, des métiers technologiques.

Bref, si vous en avez un peu marre de votre ZEP ou de votre Henri IV, commencez à vous entraîner à la dégustation du piquant et reservez votre place d'avion; y a une route.

Rubrique "c'est quoi ces chansons?": "Y a une route, tu la prends, qu'est-ce que ça coûte?" La chanson date de 1975, mais Gérard Manset, fin ciseleur, ne cesse de retravailler ses chansons, coupant ici, rajoutant là, et ceci à chaque réédition depuis des années. J'ignore donc quelle est la version que je vous propose, mais une chose est sûre: c'est en aucun cas la version définitive. Quant au Led Zep de 1970, c'est encore un classique, au vrombissement efficace. Les paroles ont cependant singulièrement vieilli: "We come from the land of ice and snow, from the midnight sun" etc., sorte de phantasme d'envahisseur viking, mais bon, chacun son truc.

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