Opéra bouffe
Comment conclure une session d'exposés, tout en sachant que le dernier traite de la gastronomie française? Ouaip. Par une bouffe. C'est vite organisé: fromages, pâtés, crêpes, pinard, sans oublier gobelets, assiettes, serviettes - tout le monde s'y met, avec un enthousiasme qu'on chercherait en vain pendant les exercices de grammaire. Ce qui n'étonnera personne. J'investis dans du port salut authentique, mais question prestige, je suis battu à plate couture par Mauricio, qui a eu l'audace d'amener du foie gras tout aussi authentique. Vite, initier les autres aux délices périgourdins, pour pas qu'ils ne prennent ça pour du vulgaire pâté de campagne à tartiner n'importe comment (et ne pas trop s'appesantir sur la méthode de production). 
J'ai encore eu un niveau D sympa, homogène, sans chieur ni chieuse. Comme ce sont les cours d'été, c'est assez intensif: 2 heures 30 tous les jours pendant deux mois qu'on se partage entre deux collégues, lui juillet, moi août. Ça passe vite. A peine le temps de dire "conditionnel passé" que c'est déjà les exposés, puis l'examen final.
L'exposé sur la gastronomie, c'est bien entendu un classique; il y en a toujours un qui va exposer soit sur la bouffe, soit sur les vins. J'ai échappé cette fois-ci à d'autres classiques, les exposés sur la Tour Eiffel, le Louvre ou Notre-Dame; j'ai eu au contraire de thèmes plus originaux, disons, avec une pitchoune qui me fabrique un exposé sur le marquis de Sade; ça a failli finir dans l'embarras général, quand un étudiant lui a demandé le plus sérieusement du monde ce que ça voulait dire, flagellation...
PS: J'ai reçu ce mardi la visite de 161 visiteurs uniques, quatre fois plus que la moyenne. Record battu, j'ai failli en tomber dans les pommes. Que me vaut l'honneur? Manifestez-vous, Msieursdames....
PPS: J'ai trouvé, je suis maintenant linké chez The Hype Machine, donc il y a forcément plein de gens qui arrivent pour télécharger de la chansonette. Oups... va falloir assurer, maintenant...
Télécharger: Robert Johnson - They're red hot (mp3) - acheter
Rubrique "c'est quoi cette chanson?": "Hot tamales, they're red hot, she's got them to sale..." On repasse à la cuisine mexicaine bien piquante comme il faut. Des tamaquoi? Je vous renvoie à la spécialiste, j'ai nommé... Laurange. Quant à la chanson, cuvée 1938 (!!), c'est le seul et unique enregistrement de Robert Johnson qui ne soit pas un blues. Faut-il que je vous raconte la fameuse histoire de Robert Johnson? Quand il rencontre une nuit sur un croisement le diable qui lui propose de devenir le meilleur guitariste de l'univers, en échange de son âme évidemment? Ça sera certainement l'occasion d'un post spécial, mais en attendant, je vous conseille sur ce même sujet le meilleur roman rock jamais écrit en langue française, Fuck, par Laurent Chalumeau (encore disponible, on croit rêver...)