Trop de boulot, d'où un billet en retard: la fête nationale mexicaine a eu lieu mardi dernier; la veille, c'était le rituel du grito. Rien que de très routinier, si ce n'est que cette fois-ci, à Morelia, oùnous étionsl'année dernière, deux grenades ont été lancées dans la foule, faisant sept morts et une centaine de blessés. On ne sait pas vraiment qui est derrière le coup, les narcos, un groupuscule d'extrême-droite - en tout cas c'est une des rares fois où l'on s'attaquait aux civils. Quelques jours avant, on avait découvert près de la capitale vingt-quatre cadavres, apparemment un règlement de compte entre narcos. Du moment qu'ils se flinguent entre eux, be my guest, mais il apparait aussi de plus en plus clairement que le gouvernement mexicain est incapable de faire face à la montée de violence qui secoue le pays.

Mardi, nous sommes allés voir la parade militaire, histoire de humer l'atmosphère. On ne s'étonnera pas que cette année, l'accent a été mis sur l'infanterie marine, les commandos de forces spéciales, la garde présidentielle, donc tous ceux qui sont plus ou moins impliqués dans la lutte contre les narcos. Comme pour faire contraste, on a vu également les bataillons féminins et les infirmières, que voici tambour battant:


En somme, une atmosphère forcément moins festive et plus inquiète, même si ce charro a l'air de s'endormir sur sa monture...





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