Observez attentivement cette photo. Il s'agit des pauvres restes d'un copieux buffet, celui qu'on sert dans la cafète de l'IFAL le samedi à 11h30 aux profs et aux élèves :

Vous voyez quelque chose qui vous choque? Non? Moi non plus. Apparemment, tout le monde s'est régalé, il n'y a pas eu de plaintes, rien. Et pourtant, il y a quelques jours, un fâcheux incident a contribué à entamer, voire à laminer le crédit confiance que des consommateurs avertis, des gens comme vous et moi, avait placé dans cette humble cafète, où officient de braves gens, qui, qui sait, ne mangent pas toujours à leur faim (ce qui dans une cafète, à la réflexion, serait quand-même le comble - mais je m'égare). 

Donc, figurez-vous que la collègue Hilda, un beau matin, s'était commandé des huevos a la mexicana, des oeufs brouillés tomatés pimentés, et tout en entamant d'une fourchette négligeante son plat, y découvrit ssssoudain... un cafard. Bonjour. ¡Caray, que horror!...

Bon, un néophyte en cuisine mexicaine pourrait y aller de son couplet, dire que de toute façon, ces Mexicains, ça bouffe n'importe quoi, des vers, des sauterelles, des serpents, des escargots - euh non, les escargots, ça c'est nous - qu'une de leurs plus populaires chansons populaires est même dédié à cet insecte coriace, La Cucaracha, et qu'en fin de compte, il n'y a pas lieu de s'étonner. Hélas non, mis à part que la collègue Hilda est mexicaine et donc qu'on ne la lui fait pas, un cafard, de l'avis des experts, n'a rien à faire dans des huevos a la mexicana. D'où le scandale, deux ou trois visages verdâtres, et Sandra qui propose illico de faire visiter les cuisines à qui de droit, au cas où d'aucuns s'imagineraient se retrouver dans les coulisses d'un film d'horreur de série Z, genre "Le retour du fils du cafard 2: The Mission".

Et dire que j'avais rencontré deux jours avant l'incident un cafard dans les couloirs de l'IFAL. C'était peut-être lui, qui sait? Si j'avais su... Et lui, s'il avait su qu'il allait finir sa vie dans des oeufs brouillés! - Il y a vraiment des tragédies qui se perdent...

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