Fête nationale
C'est au moment de la fête nationale mexicaine qu'on se rend compte qu'on n'est plus en Europe.
Surtout quand ça prend des allures résolument gnan-gnan comme sur Televisa, la chaîne populiste d'ici, où l'on vous assomme de louanges mexicano-mexicaines, où de médiocres présentateurs constatent de la ferveur patriotique en-veux-tu-en-voilà sur les visages de la foule forcément en liesse. Mouais. En fait, la foule, c'est des gens comme vous et moi venus voir le défilé, le feu d'artifice, bref, faire la fête, et tant pis s'ils servent malgré eux de décor aux imageries ronflantes de Televisa.
Les chilangos, eux, profitent du week-end pour quitter la capitale et aller faire la fête à Acapulco ou d'autres endroits de la côte. D'autres affluent vers le zócalo, là où le président va lancer le grito traditionnel. Nous, à l'IFAL, on s'est organisé une fiestita pour l'occasion, du pozole, des tostitas et même des danseuses traditionelles, ay ay!
