Tranströmer
En train de lire les poèmes de Tomas Tranströmer, et comme je ne maîtrise pas le suédois, deux traductions ne sont pas de trop. Sauf que, comme toujours en poésie (et surtout en poésie), deux traductions d'un même poème aboutissent à des résultats différents. Un exemple entre mille: un des haïkus issus de Fängelse (1958). En français, ça donne:
Nuit - un semi-remorque
Passe tout près, les détenus
Rêvent en tremblant
La même chose en anglais:
An enormous truck
Rumbles past at night. The dreams
Of inmates tremble
Rien à voir, hein? Pour cette fois-ci, c'est l'anglais qui l'emporte; l'image est plus audacieuse.