Les plus perspicaces parmi vous l'auront remarqué: j'ai changé de design. Aucun mérite d'ailleurs, c'est un CSS parmi d'autres proposé par Overblog, mais comme un mail du staff m'a gentiment rappelé qu'il fallait impérativement que je passe à la version 2 du CSS, j'ai dû m'y résoudre. Je ne suis que moyennement satisfait de ce nouveau look, trop de couleurs, trop de barres, moi qui préfère le minimalisme noir sur blanc (ce qui ne m'empêche pas de jalouser le design du blog de Mickou...). Je profiterai sans doute des vacances de Noël pour m'initier aux joies du CSS, qui sait.

En attendant, ça donne à cogiter sur le bloguage en soi, pour soi et malgré soi. C'est sûr que depuis trois ans et demi que je m'y attelle, les blogues se sont banalisés, dans un sens comme dans l'autre. D'un côté, ils sont de plus en plus nombreux et c'est une bonne chose. De l'autre, il y a forcément de plus en plus de contenus franchement banals. Dans le cas d'Overblog, le problème vient souvent du "blogrank", sorte de hiérarchie bloguesque calculée à partir de la fréquence de publication, nombre de visiteurs, de commentaires etc. Le staff a beau insister et dire que le blogrank n'a aucune importance, il n'empêche que pas mal de blogueurs confondent blogs et course au blogrank. Encore récemment, je suis tombé sur un type qui va jusqu'à mettre dans le descriptif de son blog (je cite de mémoire) "mettez-moi un commentaire pour augmenter mon blogrank". On va se gêner.

Assez ronflants aussi, les blogs partisans politiques ou religieux, qui n'ont guère d'autre contenu que d'enjoindre les masses à voter ou prier pour Trucmuche et sa tata. Je ne suis pas non plus un assidu de blogs de brodeuses, mais là au moins, on retrouve assez souvent du vécu, de l'humour - alors que nos politico-religieux se prennent très au sérieux, investis qu'ils sont d'une sacrée mission, genre question de vie ou d'au-delà, voire les deux.

Le degré zéro du bloguage est atteint par ceux qui se contentent d'un copier/coller, soit des nouvelles d'AFP, soit des articles de Wikipédia, ou, pire encore, des billets d'autres blogs. Mention spéciale pour le type qui nous recopie régulièrement et à coup de plusieurs billets par jour les programmes télé. Je me suis demandé ce qui se passait dans la tête d'un mec pareil; apparemment il s'amuse comme un petit fou à recopier Télé-Star ou Télé-Z. Mais bon, chacun ses obsessions.
 
Et puis, il y a les blogueurs qui concourent pour le prix "je suis le plus grand crétin du monde et je le prouve". Dans la sous-catégorie "moule à gaufres ambulant", vous avez par exemple celui-ci, qui remportera sans doute le tiercé à lui tout seul. Normalement, je n'ai pas du tout envie de linker ce genre de truc, mais là, il faut (une fois de plus) le voir pour le croire.

Télécharger: Comedian Harmonists - Tea For Two (mp3) - acheter
Télécharger: Les Fleurs de Pavot - Pourquoi l'Amour à Deux? - indisponible
Télécharger: My Morning Jacket - Two Halves (mp3) - acheter

Rubrique "c'est quoi ces deux-là?": Mine de rien, avec ces trois chansons, on traverse presque un siècle de musique. A commencer par les Berlinois Comedian Harmonists, ensemble vocal qui interprêtent à leur manière cette rengaine inusable autour d'un thé pour deux. Enregistré en 1934. Ensuite un groupe de rock français complètement oublié au nom garanti d'époque (1968) et au thème tout aussi garanti: pouquoi faire l'amour à deux alors qu'on peut se la jouer partouze. Very wicked. Et pour terminer un morceau du dernier My Morning Jacket, paru cette année, groupe à découvrir si vous ne connaissez pas encore.
Retour à l'accueil