Depuis quelques semaines je retrouve parmi les mots-clé qui font que les gens débarquent sur mon blog ces deux-là, musicaux: Genesis "A Trick Of The Tail" et Clément Janequin. Les férus de culture parmi vous se doutent déjà que Genesis et Janequin, ce n'est pas tout à fait la même époque, mais quoi qu'il en soit, faisons aujourd'hui plaisir aux fans des premiers. 

genesis.jpgNous sommes en 1976, année peu remarquable. Le 20 février, sort l'album "A Trick Of Tail", et ça, c'est remarquable, du moins dans la carrière du groupe. C'est que, après le départ de Peter Gabriel, on donnait pas cher de l'avenir de Genesis. Donc surprise, un nouvel album, avec cette fois Phil Collins comme chanteur. Et autre surprise, les critiques sont plutôt bienveillantes, alors qu'avant, Genesis se faisait régulièrement conspuer, surtout par la presse anglaise (et surtout pas par les Italiens, qui curieusement sont des fans du groupe dès les débuts. Je dis "curieusement", parce que voilà bien une de ces bizarreries de l'histoire du rock, à savoir que Genesis, cet avatar de l'excentrisme sooooo british, avec ces influences Tristram Shandy, ses références victoriennes, ses univers Lewis Carroll et Tolkien, bref, que Genesis plaise au pays du bel canto et d'Adriano Celentano. Ça laisse songeur, quand aux songe aux stéréotypes nationaux, non? Tenez, autre exemple: comment se fait-il que dix ans plus tard, The Cure, groupe gothique, morbide, suicidaire ait eu plus de succès en France que dans son pays natal? Hein? Dans le pays de Descartes et du ministère de l'Identité Nationale? D'ailleurs, je me demande ce qu'ils fabriquent en ce moment, ces ministérieux.. En train de carburer au café noir et à l'aspirine et de se demander "qui sommes-nous? mais qui sommes-nous?!", les pauvres. Je doute qu'on apprenne à l'énarque de base à appréhender ce type de questions complexes, et qui sait, il y aura sans doute pas mal de psys qui feront fortune dans le quartier, grand bien leur fasse).

Euh, je disais donc? Ah ouais: Genesis. Bon, Phil Collins est bien là, mais pour l'instant, c'est encore Tony Banks aux claviers qui tient les rênes. Excellent compositeur mais charisme zéro, le prog rock semble avoir été inventé pour lui. Il y trouve sa raison d'être or not d'être, et quelques années plus tard, ce sera d'autant plus cruel pour lui de se voir rabaissé au rang de faire-valoir pour la pop indigeste de Phil Collins. Hélas.

La chanson-titre est de lui. Quant aux deux autres, officiellement des compositions collectives, je suis à prêt à parier une partie de ma discothèque (que j'allais revendre de toute façon) que la part créatrice de Tony Banks y dépasse de loin celle de ses acolytes.

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A Trick Of The Tail" (mp3) - acheter
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Télécharger: "
Los Endos" (mp3)

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