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La cucaracha

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Cielito lindo

Les chansons sur ce site peuvent être téléchargées pour un temps limité: 7 jours. Elles n'ont d'autre but que de susciter des passions musicales. Bien entendu, je vous invite à vous ruiner en achat de CDs et d'autres supports, quitte à bouffer de la vache enragée pour le restant du mois...

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Por eso

It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two

Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot). 


Dimanche 20 juillet 2008
Je viens de me rendre compte, bon sang je n'ai pas la berlue, que depuis quelques jours, depuis le 13 juillet plus exactement, ce blog a trois ans. Trois - nombre éminemment mythique, comme dans les Trois Mousquetaires, les Trois Petits Cochons, la Guerre de Trois, les Trois de l'Homme et j'en passe. L'occasion aussi de s'en donner musicalement à coeur joie avec une panacée de chansons:

Télécharger: Otis Rush - Three Times A Fool (mp3) - acheter
Télécharger: Eddie Cochran - Three Steps To Heaven - acheter
Télécharger: Nick Drake - Three Hours (mp3) - acheter
Télécharger: The Cure - Three Imaginary Boys (mp3) - acheter
Télécharger: The Police - One World (Not Three) (mp3) - acheter


Rubrique "c'est quoi ces trios?": Le titre d'Otis Rush, cuvée 1957, est un rythm & blues-comme-on-n'en-fait plus. Grande chanson. Celui d'Eddie Cochran, pionnier du rock'n'roll, montre bien qu'en 1960, il fallait mettre de l'eau dans son vin: on en revenait , après la folie des années passées, à une style plus assagi, édulcoré; ici donc, c'est toujours du Cochran, mais on est loin de "C'Mon Everybody". Dix ans plus tard, voici Nick Drake, poète à la déprime notoire et qui a pu bénéficier d'un regain d'intérêt ces dernières années; ici un titre sobre, discret, juste la gratte acoustique et un peu de percu. Quant au Cure, c'est une chanson qui donne son titre au tout premier album du groupe, paru en 1978; ça reste potable, même si on a l'impression qu'ils n'ont pas encore trouvé leur style. Robert Smith a d'ailleurs bien fait de changer de guitare par la suite, parce que celle-ci... Et on termine sur du Police, issu de "Ghost In The Machine", 1981. Après les bluettes ado, c'est une des premières incursions de Sting dans le social. A l'époque, on trouvait ça très bien; on ignorait ce qu'il allait nous pondre par la suite...
Lundi 5 mai 2008

Le speed-dating, vous connaissez, j'imagine? Bonjour-t'es-moche-au-revoir, ou alors bonjour-t'es-cute-au-revoir-quand-même. Du moment que c'est speed, peu importe les résultats.

Même impression mitigée à la vue d'une des innombrables applications pour Facebook, intitulée SocialMe: en gros, vous avez l'image d'un ou d'une facebooké(e) que vous pouvez taguer, c'est à dire affubler d'une appréciation insignifiante style "sweet", "cute", voire "nice" - et vous passez au facebooké suivant. La personne taguée aura le choix de vous remercier ou, si l'épithète ne lui convient pas, de vous gifler virtuellement. Vous pouvez éventuellement, si la photo vous inspire, créer votre propre tag style "supersonic", "jailhouserockish" ou "post-nietzschean". D'expérience, vous risquez de récolter plus de baffes comme ça...

Le plus fascinant, c'est encore de voir défiler ces centaines de photos de profil, des visages surtout, des sourires, de gros éclats de rire le plus souvent, parfois des mines sceptiques ou contemplatives ou tristounettes ou orgueilleuses. D'autres ont mis des photos en pied, toute seule, en bikini, en robe de mariée, en uniforme de travail, avec une ou plusieurs copines, avec un ou plusieurs enfants, avec un mari, un copain, un animal domestique, une famille complète, à la maison, au travail, à la plage, en ville, en voiture. Les photos féminines sont en général plus inventives et plus variées, elles sont parfois (mais plutôt rarement) retravaillées. Elles sont d'ailleurs plus nombreuses que leurs contreparties masculines, ce qui est dans l'ordre des choses, puisque deux tiers des utilisateurs de facebook sont des utilisatrices.

Bref, tout le monde s'y est mis, à la petite photo. Il y a quelques années encore, ce n'était pas si recurrent que ça, on faisait attention à ce qu'il fallait dévoiler. Personnellement, je refusais de promener ma tronche sur le web. Déjà que je signais mes interventions écrites de mon vrai nom, et j'estimais que ça suffisait en matière d'exhibitionnisme. Mais là, non, les réseaux sociaux ont changé la donne: maintenant, c'est carrément louche de ne pas mettre de photo, on se méfie de ceux ou celles qui refusent de se plier à l'exercice. Comme si l'absence de photo cachait un physique d'elephant man ou la gueule d'un pervers recherché par Interpol.

La photo numérique comme gage de veracité - un peu curieux, non? Alors qu'aujourd'hui, on peut faire n'importe quoi avec une photo! Et d'ailleurs, comment sait-on que la photo du profil représente bien celle ou celui qu'elle prétend représenter? Non, on dirait que ça ne pose pas problème: plus la photo est ratée, sous- ou surexposée, floue, pixelisée, plus elle inspire confiance. La mode, décidément, n'est plus aux avatars: sur Second Life, il y a deux ans à peine, tout le monde se créait des physiques de rêve ou de cauchemar, n'importe quoi pour échapper à l'apparence banale du quotidien, celle qui nous reflétait le miroir. Tandis que là, nous entrons pleins pots dans une phase de réalisme, et de réalisme parfois très cru. Ou très courageux, c'est selon.

Ou alors justement non, la multiplication des photos en ligne relativise, banalise. Le nombre de photos nulles ou ratées commence à devenir inquiétant. D'un côté, on fait tout pour prendre le contrepied de ces photos irréelles, mille fois retouchées, qu'on retrouve sur les couvertures de magazines à papier glacé, mais d'un autre côté, on refuse toute prétention esthétique qui, dans cette vision des choses, ne saurait être que mensongère. Et tout ça pour mériter son lot quotidien de "sweet", de "cute" et de "nice"? How sweet, en effet.

Télécharger: George Gershwin - Sweet And Low Down (mp3) - acheter
Télécharger: Tony Sheridan & The Beatles - Sweet Georgia Brown (mp3) - acheter
Télécharger: Brenda Lee - Sweet Nothings (mp3) - acheter

Rubrique "c'est quoi ces sucrecries?": L'occasion de vous refourguer quelques vieilleries sur le thème de "sweet". L'enregistrement de Gershwin, un classique de jazz dont Woody Allen a fait un film, date de 1926, pas moins, 82 ans d'âge et ça swingue toujours autant. Autre vieille rengaine, Sweet Georgia Brown, dans la version de Tony Sheridan, rocker britannique qui a pu s'enorgueillir d'avoir comme backing band les Beatles, en 1962. Et pour finir, Brenda Lee, une des rares rockeuses du début des années 60.

Vendredi 21 mars 2008
Comme j'ai été tagué deux fois en quelques jours, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, Marie et Véronique, de régler ça en un seul billet. Ce n'est pas qu'on manque de place, bien sûr, mais bon, deux billets de tagueries qui se suivent, ça risque d'exaspérer même le plus patient de mes lecteurs, faut se mettre à leur place, aussi ;-)

Bien. On commence par le tag
insideparisien: nommer six de mes manies. Ça fait un peu autocritique devant les camarades du comité central, ou alors dimanche matin à la confesse - et je ne suis même pas sûr d'arriver jusqu'à six, à moins d'inclure les habitudes et les addictions. Voyons voir.

1. Je suis beatlemaniaque. J'en ai déjà parlé et bien sûr, j'assume complêtement. Et d'une.

2. J'ai la manie de préparer mes cours au dernier moment. Il me faut cette petite pression pour avoir au moins une bonne idée à servir à mes étudiants. Depuis quelque temps, il y a cette règle à l'IFAL de faire approuver ses photocops 48 heures à l'avance, ce que j'ai fait semblant d'ignorer (pour l'instant, ça marche!). Et de deux.

3. J'ai une sainte horreur de sortir de chez moi sans avoir pris ma douche. Ne serait-ce que pour contrecarrer le vilain préjugé que les Français ne se lavent pas. Comme il arrive qu'on n'ait plus de gaz ou plus d'eau, je me souviens d'avoir annulé des cours à cause de ça, prétextant une maladie exotique genre grippe aviaire. Et de trois.

4. Je suis très grognon le matin. "Et ton chien aussi!" me crie ma meilleure moitié. Ben oui, que voulez-vous, il s'adapte au chef de la horde. Mon chien à moi, ça. Brave bête. Et de quatre.

5. J'ai tendance à ne pas terminer ce qu'on me demande de faire. Et de cinq. Et en conséquence, il n'y aura pas de six. On est maniaque ou on ne l'est pas.

On passe au tag
véronicovancouvérien: mentionner six choses sans importance sur soi. Normalement, il faut commencer par recopier cinq règles liées au tag. Euh... oui, voir ci-dessus, manie 5. La proposition est un tantinet paradoxale: si c'était vraiment sans importance, on ne s'en souviendrait pas. A la rigueur, ça me permettra de me la jouer Perec, sans adjonction du "je me souviens". Andale, pues:

1. J'aimais bien descendre la rue de Noisy, les après-midi ensoleillées, quand j'allais à mon cours de piano.

2. J'ai pris un dimanche le tramway de Cologne au hasard, en me disant que c'était une bonne idée pour explorer la ville. Me suis horriblement ennuyé.

3. J'ai trouvé une édition brochée en bon état de Pélagie-la-Charette par Antonine Maillet pour dix francs, chez Gibert.

4. Un soir à Greifswald, j'ai démandé S. en mariage et elle a carrément refusé.
- "Sans importance, on avait dit!"
- Justement.

5. Herr Peet m'a fait une ristourne de 1% sur une chemise que je lui ai achetée dans son magasin à Idar-Oberstein. Radin.

6. Chaque quinzaine, après avoir encaissé mon chèque, je vais manger des tacos al pastor à la Plancha Azteca. C'est presque une manie.

Et voilà. Il ne me reste plus qu'à taguer les autres... Bon écoutez, je vous laisse carte blanche. Si vous voulez vous essayer à l'un ou l'autre ou les deux, faites-moi signe et je mettrai un lien vers votre post sur le mien. Deal?

Télécharger: Michel Sardou -
Manie Manie (mp3) - acheter

Rubrique "c'est quoi ce maniaque?": Incroyable mais vrai, sur cette chanson on dirait bien que le Sardou fait de l'électro avant l'heure - alors qu'elle date de 1977, l'époque de "La Java de Broadway" et d'autres joyeusetés du même genre. S'il s'était abstenu de l'interprêter comme un crooner des années 50, ç'aurait pu devenir une chanson potable. Comme ça, ce sera juste une curiosité de plus.

Dimanche 17 février 2008
En fait, elle est déjà partie. Elle va heureusement continuer l'aventure expat,undefined mais dans un autre pays, en conséquence de quoi son blog Saveurs Mexicaines est irrémédiablement fermé. Il restera tout aussi heureusement en ligne, et c'est tant mieux, car en matière de cuisine mexicaine, présentée en français, il n'y a pas mieux - sans parler des photos, dont celle que je lui ai piquée pour ce billet.

Je sais bien sûr où elle est, Laurange, mais comme elle est restée très discrète sur son blog, ce ne sera pas à moi de vendre la mèche. Tout au plus ce sera l'occasion d'un petit quizz musical, avec trois destinations au choix. Le premier qui trouve gagnera une hénaurme télé ma considération distinguée; ceux parmi vous qui sont facebookés, vous la fermez ;)

Alors, ira-t-elle étudier l'art de préparer les sushi entre deux prises de taekwondo? Ou alors va-t-elle préparer des caipirinhas-vous-m'en-direz-des-hips!-nouvelles? Ou encore, ira-t-elle persuader les Newyorkais que les french fries sont bel et bien belgian?

Télécharger: Pizzicato Five - Mon Amour Tokio (mp3) - acheter
Télécharger: Astrud Gilberto - Non-Stop To Brazil (mp3) - acheter
Télécharger: Téléphone - New York avec toi (mp3) - acheter

Rubrique "c'est quoi ces destinées?": Pizzicato Five, groupe japonais comme le nom ne l'indique pas, a eu son heure de gloire durant les années 90; là, ça s'est un peu calmé. Un son néo-yéyé, aucun rapport d'ailleurs avec Hiroshima mon amour. Astrud Gilberto, on ne la présente plus. On devrait, sans doute. Ici, une chanson sortie en 1964, avec un son plus violoneux que d'habitude, sur un album pour donner suite au tube interplanétaire qu'à été The Girl From Ipanema. Quant à Téléphone, ils avaient essayé eux aussi de percer sur le marché US, sans grand succès. La chanson New York avec toi parodie quelque peu ce goût du rêve américain. C'était en 1984.
Mardi 23 octobre 2007
cdfriedrich.jpgOn innove du côté Overblog: il y a maintenant une plateforme allemande. Comment ne pas me sentir concerné (même si je n'y suis pour rien)? J'avais dans le passé mené un blog teuton en parallèle sur une plateforme concurrente, mais c'était trop de boulot, j'ai arrêté au bout d'un moment. Alors que là, qui sait si je ne vais pas reprendre du poil de la bête?

Pour le moment, la filiale allemande semble étrangement déserte. On se sent comme les  promeneurs solitaires face aux falaises de craie de Rügen, alors qu'au même moment, sur la plateforme française, ce serait plutôt métro Châtelet-Les Halles aux heures de pointe. J'ai parcouru quelques annonces des responsables, des gars de Munich, et une chose qui m'a frappé, c'est qu'ils désignent par enthousiasme ou par imprudence Overblog comme faisant partie de la stratégie internet de TF1. Hum... Alors, sommes-nous encore Overblog ou déjà Overbouygues? Comme j'habite le pays du piment et non celui du Poivre d'Arvor, a priori je m'en fous, mais ça donne quand-même à réfléchir.

En attendant, en l'honneur de l'Oferploc, quelques mp3 bien teutons qui ont pour thème le pays dont ils sont issus. Comme le veut la tradition, c'est rarement élégiaque, mais ach, drès choli. Donc achtung.

Télécharger: Kraftwerk - Autobahn (live) (mp3) - acheter
A tout seigneur tout honneur. Puisqu'en Allemagne, il n'y avait rien de comparable au blues, à la country ou au folk, rien où puiser, Kraftwerk décida de célébrer le quotidien industriel: machines, robots et comme ici: les autoroutes. Contrairement à pas mal de collègues issus du Krautrock, Kraftwerk ne se perdit jamais dans le bidouillage pseudo-inspiré de gros synthés: électro ou non, le popsong restait l'horizon indépassable. "Wir fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn"? Une citation à peine masquée des Beach Boys: "We have fun fun fun till her daddy takes the T-Bird away". Une version live parue en 2005.

Télécharger
: Ideal - Berlin (mp3) - acheter
Ce titre et les deux suivants sont issus d'une des périodes les plus fécondes du rock allemand: la Neue Deutsche Welle (1979-1983). Les Berlinois de Ideal, sous l'égide de leur chanteuse Annette Humpe, célèbrent leur ville à toute berzingue. "Ich fühl' mich gut / Ich steh' auf Berlin".

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: DAF - Der Mussolini  (mp3) - acheter
Le duo électro-dance DAF, la Deutsch-Amerikanische Freundschaft (l'amitié germano-américaine) joue un rôle à part: volontiers provocateurs, ils invitent leur auditeurs non pas à danser le hoola-hop, mais le Mussolini, puis l'Adolf Hitler. Voix caverneuse, martiale, thèmes tabou, Rammstein allait s'en inspirer quelques années plus tard.

T
élécharger: Spliff - Herr Kennedy (mp3) - acheter

Après avoir été un groupe de rock alternatif sous le nom de "Lokomotive Kreuzberg" puis le backing band de Nina Hagen, les Spliff ont fini par voler de leurs propres ailes. Ici un titre parodique de l'admiration béate dans l'Allemagne de l'après-guerre pour le président Kennedy, celui de "ich bin ein Berliner". "Herr Kennedy, wir lieben Sie. Wir lieben alle, die so sind wie Sie" (Monsieur Kennedy, nous vous aimons. Nous aimons tous ceux qui sont comme vous).

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: WestBam - Disco Deutschland (mp3) - indisponible
Sampler Hitler relevait de la gageure. WestBam l'a fait. Dernier inventaire de l'Allemagne un an avant la chute du Mur. Après, les choses allaient changer, et WestBam lui-même devenir promoteur d'une techno peace & p'tites fleurs lors des Love Parades des années 90.
 
 
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