Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 00:20

La pluie nous a pris par surprise
Et personne n’a pensé à parer
Les éclairs sont horizontaux, bizarre
Au-dessus de la ville on entend les cris
Des passagers secoués en passe
D’atterrir à Benito Juárez
Et Arturo Ripstein est déprimé

On n’avance pas et ça se gâte
Les sémaphores font ce qu’ils veulent
Les portables s’alourdissent
Les vacanciers potentiels restent en ville
Loin des chambres d’hôtels d’Acapulco
Et de villas à Cuernavaca
Arturo Ripstein est déprimé

Tombent des grêlons gros comme coccinelles
(De chez Volkswagen) et on hume une
Printanière odeur d’automne
Par instinct, le teint des visages
Plagie le pelage des chiens de rues

Arturo Ripstein est déprimé
Et ne rêve plus d’aller à Cannes

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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