Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
Tout récemment, une collègue qui revenait de France et qui avait assisté à une conférence de ministre, nous a prévenu que ça y est, le
ministère n'avait plus de sous. Sans blague? Est-ce que quelqu'un parmi vous - et la question est loin d'être rhétorique - a-t-il jamais, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie de contribuable
lambda, entendu un ministre dire: "Bon, les enfants, nous croulons sous l'argent, allez-y, dépensez" ? Personellement, peu importe le gouvernement, le ministère, le pays, je n'ai jamais connu de
propos ministériels autres que misérabilistes, et je ne vais sans doute pas interrompre ma sieste pour si peu. Tout juste j'ajouterais une entrée dans le Dictionnaire des idées reçues de
Flaubert: "Ministère - Doit exceptionnellement s'astreindre à des restrictions budgétaires."
Et en parlant de lettres: Vous savez que dans notre Institut, la plus grande partie de nos étudiants sont Mexicains. Forcément. Parfois, nous avons aussi des Américains, ou Etatsunisiens, comme on dit ici. Il faut dire que les Américains qui choisissent de vivre dans la capitale sont assez éloignés des Gringos de base qui viennent faire la fête (ou ce qu'ils entendent comme tel) à Cancun ou à Acapulco. Pas grand chose à voir. Mais là, je dois avouer que j'étais quand-même scié en fines rondelles de voir un Américain assis dans la cafète en train de lire Candide de Voltaire, et en français dans le texte. Holy frijoles. Me suis demandé si c'était déjà l'effet Obama.
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Et en parlant de lettres: Vous savez que dans notre Institut, la plus grande partie de nos étudiants sont Mexicains. Forcément. Parfois, nous avons aussi des Américains, ou Etatsunisiens, comme on dit ici. Il faut dire que les Américains qui choisissent de vivre dans la capitale sont assez éloignés des Gringos de base qui viennent faire la fête (ou ce qu'ils entendent comme tel) à Cancun ou à Acapulco. Pas grand chose à voir. Mais là, je dois avouer que j'étais quand-même scié en fines rondelles de voir un Américain assis dans la cafète en train de lire Candide de Voltaire, et en français dans le texte. Holy frijoles. Me suis demandé si c'était déjà l'effet Obama.
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par Gryphon
publié dans :
Mexique











