Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
On s'imagine qu'au Mexique tout est possible, même tout ce qui dans d'autres pays ne l'est pas, légalement s'entend. Qu'il y a une grosse
tendance à laisser aller, à laisser faire - eh bien non, pas toujours. Les autorités mexicaines peuvent faire preuve d'une extrême méticulosité quand il s'agit de débusquer les effractions. Votre
bizness, votre chantier ne correspond pas au règlement en vigueur? Vous avez oublié un détail? Vous vous retrouvez à la rue, et votre façade redécorée avec ça:

Mesure exceptionnelle? Du tout. À deux pas de chez moi, c'est maintenant toute une rue qui est clausurada; l'un après l'autre, les immeubles se sont fait apposer la fatale affiche. Par exemple cet immeuble en construction, quasiment achevé. Suffisait que les inspecteurs passent, et hop, clausurado!

Ou encore celui-ci, on en était à peaufiner les détails, la sonnette était déjà installée, manquait plus que les locataires, c'était sans compter sur les fins limiers de l'inspection. Hop, clausurado!

Et celui-ci, par qui la série noire avait commencé, cette porte derrière laquelle carburait un garagiste, tant bien que mal - mal? mal. Hop, clausurado! - Et comme personne n'a le droit d'enlever l'affiche, il faut attendre que le vent, la pluie, les clebs des rues s'en chargent.

Je soupçonne d'ailleurs le salon de coiffure, l'unique survivant de la rue, et dont les volets de fer restent obstinément clos depuis quelques jours, de s'être sabordé lui-même en prévision d'un contrôle et ainsi de partir la tête haute.

Mesure exceptionnelle? Du tout. À deux pas de chez moi, c'est maintenant toute une rue qui est clausurada; l'un après l'autre, les immeubles se sont fait apposer la fatale affiche. Par exemple cet immeuble en construction, quasiment achevé. Suffisait que les inspecteurs passent, et hop, clausurado!

Ou encore celui-ci, on en était à peaufiner les détails, la sonnette était déjà installée, manquait plus que les locataires, c'était sans compter sur les fins limiers de l'inspection. Hop, clausurado!

Et celui-ci, par qui la série noire avait commencé, cette porte derrière laquelle carburait un garagiste, tant bien que mal - mal? mal. Hop, clausurado! - Et comme personne n'a le droit d'enlever l'affiche, il faut attendre que le vent, la pluie, les clebs des rues s'en chargent.

Je soupçonne d'ailleurs le salon de coiffure, l'unique survivant de la rue, et dont les volets de fer restent obstinément clos depuis quelques jours, de s'être sabordé lui-même en prévision d'un contrôle et ainsi de partir la tête haute.
par Gryphon
publié dans :
Mexique











