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Cielito lindo

Les chansons sur ce site peuvent être téléchargées pour un temps limité: 7 jours. Elles n'ont d'autre but que de susciter des passions musicales. Bien entendu, je vous invite à vous ruiner en achat de CDs et d'autres supports, quitte à bouffer de la vache enragée pour le restant du mois...

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Por eso

It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two

Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot). 


Dimanche 30 décembre 2007
Maintenant que Mardi le Maltoïde s'est accoutumé à nous, qu'il fait même le beau sans qu'on le lui demande, nous avions décidé de le confronter à la vie sociale, notamment avec ses congénérés. Rien de tel donc qu'un petit voyage en banlieue, presqu'en rase campagne, où une collègue de ma meilleure moitié nous a invité à lui rendre visite, à elle, son mari et ses cinq chiens. Cinq? Mazette, un vrai sommet canin, alors.

A peine arrivé, on s'est aperçu que le club des 5 en question était plutôt du type rottweiler/berger allemand, donc la taille largement au-dessus de notre chienchien d'appart. On craignait déjà que ces sbires rustiques n'en feraient qu'une bouchée, mais figurez-vous que non, l'accueil a été plutôt chaleureux, empli d'une bonne curiosité paysanne face à ce chien des villes qui forcément en avait vu d'autres et savait, lui, ce qui se reniflait sur les grands boulevards: "Vé le pitchou"! - "Crénom bonsouère, un gars de la ville!" - "P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non." - "J'allions le dire". Mardi le maltoïde, visiblement ravi d'être ainsi au centre du débat, entreprit alors de pisser partout, y compris sur un fauteuil à l'intérieur de  la maison, jusqu'à ce qu'on lui précise que ç'avait beau être une maison de campagne, c'en n'était pas moins une maison et qu'il était donc prié d'agréer l'expression de ses sentiments distingués à l'extérieur, comme tout quadrupède.

Par la suite, l'appréhension réciproque céda à une joyeuse atmosphère bucolique et au moment d'une distribution de cacahuètes, ils étaient là tous les six à attendre leur tour, comme s'ils n'avaient jamais rien fait d'autre dans leur vie que de garder les vaches ensemble.undefined Le seul problème venait du fait que l'unique mâle du club des 5 manifestait d'une façon assez collante de gays désirs pour Mardi, ce que celui-ci refusa avec force grognements et autres mordouilles préventives. L'amoureux transi n'étant pas des plus courageux, on le vit s'applatir en geste de soumission devant Mardi - wow, le grand (benêt) qui se couche devant le petit (teigneux), c'était, surtout pour le petit, du jamais vu.

A tel point qu'il ne se tenait plus, et une fois rentré à la maison, au moment d'une dernière promenade autour du pâté de maisons, il y allait dans la ferme intention de péter plus haut que son cul. Mais fatalitas, au coin d'une rue on vit soudain, gardant une porte d'entrée grande ouverte, quatre clebs de la même engeance qui miraient d'un sale oeil l'arrivée d'un concurrent. Les frères Dalton version canine. Mardi choisit la retraite stratégique, mais puisque les autres étaient en surnombre, l'honneur était sauf. Même s'il lui fallait par la suite repenser son statut de caïd du quartier.

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Rubrique "c'est quoi ces amitiés clebsoniques?": Deux titres homonymes par deux groupes dont la réformation a fait grand bruit en 2007.
par Gryphon publié dans : Mexique
Jeudi 27 décembre 2007
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Encore un Noël de passé, et bien sûr il y a eu la traditionelle réunion belle-familiale au même endroit que l'année dernière - et à ce propos:

Résumé de l'épisode précédent: l'année dernière, je suis monté en grade et devenu neveu honoraire. J'ai bien mangé et j'ai été sensiblement interloqué par le volume vocal d'une de mes cousines adoptives. Pour le reste, lisez vous-même.

Cette année, je suis toujours aussi neveu honoraire, difficile d'aller au delà. Et là, je commence à distinguer la cousine X du cousin Y, miracle, ça, c'est la vétérinaire, ça c'est le journaliste, et l'autre, le restaurateur, etc. Et puis, les histoires de famille, les enfants qui ont grandis, le cousin qui s'est marié, la cousine qui va se marier, le cousin revenu d'Australie, on papote, on me demande si mon espagnol s'est amélioré, je sors ma phrase standard "lo que pasa es que mi trabajo es de hablar francés todo el día, entonces...", et puis on passe à table. Nous, c'est la table 3, nous indique l'oncle C***. Et devinez quoi, c'est la cousine décibeleuse qui se met avec nous, oscour, enfin je dois dire qu'elle s'est quand-même sacrement calmée depuis l'année dernière, en fait elle m'a presque parue aphone. Comme la tante C*** est malade, on n'aura pas droit ce Noël-ci à sa fameuse dinde aux marrons, recette familiale jalousement gardée (moui, en tant que francesito, on s'y connaît évidemment, en dinde aux marrons, chacun ses exotismes). Il y aura donc des carnitas à la place, sans parler des romeritos et du bacalao. Me suis régalé, et j'en attendais pas moins.

Seule ombre au tableau, le choix de la musique. Je sais qu'il est difficile, voire carrément impossible, de contenter plusieurs générations à la fois, mais fallait-il vraiment nous assommer avec cet instrument de torture moyen-âgeux qui circule sous le nom de Sarah Brightman? J'ai songé à invoquer la Convention de Genève, mais finalement, on est passé à la chaise électrique à Paul Anka. On se rattrapera le deux janvier, qui sait, lors d'un déjeuner spécial cousins-cousines...

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par Gryphon publié dans : Mexique
Dimanche 2 décembre 2007
Oups? Déjà décembre? Mais comme d'habitude, difficile de s'en rendre compte, ici. Aujourd'hui, journée chaude et ensoleillée, genre juillet à Paris et canicule à Montréal. Noël a beau approcher...

Mais en fait, je voulais vous parler de tout à fait autre chose: vous avez peut-être entendu parler de la mission Olivennes qui veut à tout prix (et n'importe comment) enrayer le piratage
de la zizigue et pour cela a eu l'idée de couper tout accès internet à de méchants récidivistes. Vraiment. J'espère que la dite mission a travaillé dans le bénévolat, parce qu'en plus, être payé avec l'argent de nos impôts pour accoucher d'une idée qui ne vaut pas un clou, alors là, je dis: non. Affligeante naïveté que de penser qu'on peut remédier avec une solution française, donc locale, à un phénomène global. J'imagine que le but était de créer cette satisfaction infantile de se dire "on a pénaliséeuh on a pénaliséeuh". Facile. Idiot.

Les artistes doivent être payés? Evidemment. Surtout si tient compte de l'infime pourcentage qui leur revient du prix de vente d'un CD. Où va le reste du pognon, en fait, suivez mon regard? Ah oui, on est tous un peu artistes, sur le bord, c'est sûr. J'apprends d'ailleurs que dans la mission Olivennes, il y avait Patrick Bruel et Marc Lavoine. Ben voyons. Vous en avez vues, des chansons de ces deux-là, disponibles sur ce blog? C'est que vous risquez d'attendre. Pour pas mal d'autres, un peu moins. Depuis que je profite du blogroll musical et donc du téléchargement, personnellement j'achète deux fois plus de CD qu'avant. J'en achèterais quatre fois plus si je pouvais, mais aussi, quand des musiques me plaisent, j'ai envie de les partager, de faire découvrir. À des gens qui peut-être iront eux-mêmes acheter le CD, qui sait. Alors, la mission Olivennes, qu'est-ce qu'elle veut de plus?

Et d'abord, qui c'est, Olivennes? C'est, me dit-on, le PDG de la Fnac, ex-agitateur culturel devenu agité du bocal. Et donc, à d'éventuels Jack Sparrow en herbe, il veut couper l'internet après quatre avertissements. Quatre, comme la "bande des quatre", en Chine? - Le coq-à-l'âne chinois me vient de la façon dont Olivennes tente de dédramatiser la procédure, jugez plutôt:
«Je veux bien que l’on m’accuse d’être liberticide, ironise Olivennes, mais quatre avertissements pour en arriver là, ça ne me paraît pas être un régime de sanctions digne de la Chine ou de la Corée du Nord.» (dixit  Libération)
La Chine et la Corée du Nord, tiens donc. Voici donc les références d'aujourd'hui. Evidemment, si on prend ces pays-là comme exemple, ça nous laisse beaucoup de champ libre. Tenez, on peut même interner un petit peu - "allez, c'est pire en Chine!..." On peut même torturer un petit peu - "allez, c'est pire en Corée du Nord!..." J'ignore si Olivennes songe à éditer son petit livre rouge ou si dans ses magasins il y a déjà des portraits surdimensionnés de son faciès style abruti hilare, mais tant qu'à faire, je préfère prendre l'exemple sur l'Espagne et plus précisément sur son roi, qui à l'inconvénient de ne pas pouvoir être partout à la fois. Comme quoi, il y a vraiment des ¿por qué no te callas? qui se perdent.


par Gryphon publié dans : France
 
 
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