Album photos

La cucaracha

Locations of visitors to this page 

Geo Visitors Map

Site Meter

expatrié

Add to Technorati Favorites

Cielito lindo

Les chansons sur ce site peuvent être téléchargées pour un temps limité: 7 jours. Elles n'ont d'autre but que de susciter des passions musicales. Bien entendu, je vous invite à vous ruiner en achat de CDs et d'autres supports, quitte à bouffer de la vache enragée pour le restant du mois...

Calendrier

Septembre 2005
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

 

Por eso

It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two

Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot). 


Samedi 1 octobre 2005

En regardant tout ce beau monde en train de papoter, de mirer et commenter les sculptures et photos exposés, j'ai eu soudainement l'impression qu'on en était arrivé, cette fois-ci & une fois pour toutes, à la fin de la période valérienne de l'IFAL, qu'à cet instant précis s'opérait le glissement vers l'avènement du nouveau règne...

(Humph... A peine quatre ans que j'ai quitté l'Europe et je commence déjà à me prendre pour Stendhal...)

Inauguration, donc, du foyer de l'IFAL, renové, quasi-marbré et même décoré malgré lui: lors des travaux, en grattant du plâtre, on a trouvé une peinture murale datant de 1983, passablement érotique, qu'on s'est donné la peine de restaurer. Ce soir, re-donc, la salle est noire de monde, pontes mexicains, pontes de la communauté française. On attend l'arrivée de l'ambassadeur, dont c'est une des premières apparitions publiques (pour l'anecdote, l'ancien n'était resté qu'un an au Mexique, puis on l'a appelé au siège de l'OTAN à Bruxelles - et pourtant, il se plaisait bien, ici...). L'ambassadeur arrive, c'est la ronde des discours protocolaires. "Vous, les Français, vous êtes vraiment formels", s'étonnera plus tard Jean-François, notre collègue québecois (on assume, on assume...).

Après, c'est le concert, du Vivaldi, du Bach, du Händel, et, sérieux contraste, le "Clair de lune" de Debussy, sans doute en guise de hommage à la France par la Jeune Symphonie de Bellas Artes. Sauf que c'est à ce moment qu'on se rend compte que l'inauguration est victime de son propre succès, et qu'on passe rapidement la consigne au personnel de l'Ambass et aux profs de l'IFAL de céder leur place aux invités. Je cède, j'adore être héroïque comme ça. Patricia, elle, est furax. On lui avait laissé entendre qu'elle pouvait venir au concert avec ses élèves, et maintenant, plus personne n'entre. Un instant, elle songe à redécorer le foyer à l'aérosol et à sa manière, mais finalement, on descend retrouver Fred, le Fred, mon chef de cuisine favori, tout styles et époques confondus. Il est debout depuis quatre heures du matin, à fignoler des canapés pour le cocktail postmusical. Comme on se plaint amèrement d'avoir été reconfiguré personnel 2e catégorie, il nous fait goûter en avant-première à tout ce qu'il a préparé. On se ré-ga-le. Paraît d'ailleurs que le concert n'était pas terrible.

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Mardi 20 septembre 2005

Sacré Schröder ! Il aura quand-même réussi à foutre un tout aussi sacré bordel dans le paysage politique allemand. Perdant, oui, mais vainqueur - on n'en est plus à un paradoxe près. Rémonté du plus bas des sondages, qui, c'est désormais une habitude, n'avaient rien laissé prévoir. Face à lui, Angela Merkel, la candidate de la droite, ne faisait et ne fait pas le poids. Comment pouvait-elle s'imaginer, elle, femme, Allemande de l'Est, protestante, vivante en secondes noces et sans enfants, représenter la CDU, parti masculin, ancré à l'Ouest, catholique et traditionaliste?

Après coup, bien sûr, on peut faire le malin. Et d'ailleurs, ça ne va pas tarder, je ne donne pas cher pour l'avenir politique de la candidate. ll faudra sans doute un Sarkozy pour battre Schröder. En fait, la CDU en a un, de Sarkozy, dans la personne de Friedrich Merz - sauf que celui-ci se tient pour l'instant à l'écart, tapi dans l'ombre, comme aiment dire les éditorialistes.

Donc, aucune majorité, ni pour rouge-vert, ni pour noir-jaune. De toutes les coalitions possibles, la plus à la mode en ce moment c'est celle dite "Jamaïque", du nom des couleurs du drapeau noir-jaune-vert. Donc une alliance entre la droite, les libéraux et les verts - faisable et infaisable à la fois. Jamaïque? Joschka Fischer, le patron des verts, a rigolé en s'imaginant ses opposants soudain en dreadlocks, un spliff à la main et du reggae en guise de musique de fonds. Si cette coalition se concrétise, l'ambassadrice de la Jamaïque en Allemagne invite tous les chefs de parti concernés dans son pays. En voilà de la motivation...

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Samedi 17 septembre 2005

Eh non, pas de défilé, on avait trop la flemme (et pourtant ça se passe à cent mêtres de chez nous). Mais comme on y a été l'année dernière, et que rien ne ressemble à un défilé qu'un autre défilé... Ceci dit, voilà à quoi on a échappé, par exemple le bataillon des infirmières:

ouaip! je veux bien être malade sous ces conditions

Ou encore ceux qui clôturent la parade: les charros, les cavaliers mexicains comme on se les imagine quand on s'est un peu trop gavé de westerns hollywoodiens des années 50.

...et juste après, Zorro est arrivééééhéhé...

Voilà d'ailleurs une excellente idée pour améliorer le déroulement soporifique des défilés du 14 juillet: en guise de lanterne rouge, faire défiler des Français à béret, baguette sous le bras, verre de pinard à la main, en train de râler sur tout et sur rien. Ça, ça aurait de la gueule.

 

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Vendredi 16 septembre 2005

C'est au moment de la fête nationale mexicaine qu'on se rend compte qu'on n'est plus en Europe.

Surtout quand ça prend des allures résolument gnan-gnan comme sur Televisa, la chaîne populiste d'ici, où l'on vous assomme de louanges mexicano-mexicaines, où de médiocres présentateurs constatent de la ferveur patriotique en-veux-tu-en-voilà sur les visages de la foule forcément en liesse. Mouais. En fait, la foule, c'est des gens comme vous et moi venus voir le défilé, le feu d'artifice, bref, faire la fête, et tant pis s'ils servent malgré eux de décor aux imageries ronflantes de Televisa.

Les chilangos, eux, profitent du week-end pour quitter la capitale et aller faire la fête à Acapulco ou d'autres endroits de la côte. D'autres affluent vers le zócalo, là où le président va lancer le grito traditionnel. Nous, à l'IFAL, on s'est organisé une fiestita pour l'occasion, du pozole, des tostitas et même des danseuses traditionelles, ay ay!

c'est sûr que ça change des p'tits bals du 14 juillet...

 

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Mercredi 14 septembre 2005

Routine des cours. Me demande si je vais être capable d'enseigner pour la énième fois les joies de la France multiculturelle comme le veut le programme, mais disons que pour l'instant, c'est bien parti. Un niveau E (avancé) assez agréable, avec en prime la future épouse d'un collègue parmi les élèves. Ah oui, et avec Carolina, l'actrice argentine un peu paumée et à la sensibilité à fleur de peau.

Le cours de philo a démarré en trombe. Quinze inscrits. Hum... je ne devrais pas, mais je suis pas peu fier que cet atelier ait réuni tant de monde, alors que pas mal de propositions du même type se cassent la gueule à cause du manque d'inscrits. Ils sont enthousiastes, il faut les freiner. Des ingénieurs, des avocats, une psychologue, quelques étudiants et même un philosophe professionnel: Armando, qui vient pour la troisième fois dans mes cours - et qui en sait sans doute plus que moi sur la matière. Le loup dans la bergerie? Non, il a vu que le cours s'inspirait des cafés philosophiques à la française ouverts à tous et il va respecter ça.

Mon niveau D par contre ne risque pas d'être transcendant, loin de là. Trois heures tous les lundis et mercredis, après le cours du matin et six heures de salle d'internet - je ne vais être très frais. Vais demander à Christine de me le changer contre des heures administratives, puisqu'on va s'atteler à ce projet de e-learning, créer une plateforme, des exercices en ligne, audio, vidéo - un gros, gros projet, sapristi, encore faut-il qu'on nous débloque les fonds nécessaires et surtout qu'on crée une équipe soudée. Julia et les deux Nathalie sont partantes; à elles les concepts pédagogiques, moi de mon côté je m'occuperai du côté bassement techno. Nous avons le soutien du nouveau directeur, un soutien assez actif d'ailleurs, puisqu'il y ajoute ses idées. Finalement très sympathique, le nouveau directeur, le genre de scientifique comme ceux qui étaient mes chefs pendant huit ans, avant mon arrivée au Mexique.

Ai revu "Deep Impact", film de comète. C'est de la science-fiction: les Etats-Unis sont gouvernés par un président black. 

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
 
 
referencer un site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus