Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
...l'IFAL de sa vocation première et on le transforme en plateau de cinéma, puisque le collègue
Olivier a eu la bonne idée de rameuter quelques potes pour tourner un court-métrage. Tiens, pourquoi pas...
Pas de budget, évidemment, donc pas de Scarlett Johansson ni de Johnny Depp, à la place des gens recrutés sur place qui s'improvisent acteurs, dont votre serviteur, dans un second rôle qui va certainement me valoir un César ou deux, je le sens...
L'histoire? Un type qui se croit dans la vie réelle découvre qu'il est acteur d'un film, se trouve confronté à toute une équipe de tournage, croit à un complot de sa copine, s'engueule avec ses potes qui tentent de le raisonner. Va-t-il accepter son existence d'acteur ou s'enfoncer un peu plus dans sa paranoïa? Suspense... Ça vous rappelle quelque chose? Moui, moi aussi. Mais restons-en à cet adage qu'a proféré je ne sais plus qui: "Tout a été dit - mais pas par tout le monde".
On a beau être amateur, on s'y met sérieusement. Même les crises de fou-rire sont sérieuses. On se balance des termes très sérieux: plan fixe, travelling, plan américain, fondu-enchaîné. Et puis, il faut penser au making of, au bêtisier, à l'alternate ending, mais oui. On ausculte les scènes tournées à même la vidéocam; c'est bon? non, mauvais cadrage, on la refait. Tandis qu'Antoine, qui joue l'acteur parano, rejoue la dispute avec sa copine, Rachid et moi tentons de mémoriser nos quelques répliques, ça va bientôt être â nous, dans nos rôles de gros nazes (rôles de composition absolus, s'entend...).

Télécharger: Buck Owens & His Buckaroos - Act Naturally (mp3) - acheter
Rubrique "c'est quoi cette chanson?": Un vieux tube country cuvée 1963, resté en mémoire parce que les Beatles l'ont repris en 1965 sur l'album Help! - où l'on s'aperçoit d'ailleurs que les Scarabées se sont montrés une fois de plus infiniment respectueux de l'original, se bornant à répéter note pour note la version originale que voici. L'histoire? Un poor lonesome cowboy à qui on fait faire du cinéma, qui parie qu'il va devenir une grande star - mais qui n'y croit pas vraiment. Buck Owens, après une carrière prolifique, est mort en mars dernier.
Rentré depuis dimanche. Mexico fin juillet en pleine saison des pluies affiche une grisaille londonienne, another cup of tea, dear? Non, merci, surtout que pour mon vol Paris-Mexico, j'ai été surclassé par surprise, j'ai donc fait le voyage en business et non pas en classe sardines. Ça arrive rarement, mais quand ça arrive - mmmmmh.....
Christine m'a concocté des horaires souples pour démarrer en douceur. Tant mieux, je suis fourbu après la dernière semaine passé à trimballer des cartons, à classer des documents etc. Et puis, rien qu'a penser que je vais être obligé de bosser non stop jusqu'en décembre...
Cette semaine, donc, pas grand chose à faire, juste la formation DAPEFLE - encore un de ces foutus sigles dont je ne sais même pas ce qu'il veut dire exactement. En gros, il s'agit de former des profs de français; ça dure plusieurs semaines, plusieurs collègues s'y collent, je me charge de la partie informatique. Une petite vingtaine de candidats, des Mexicains avant tout, quelques Français, quelques Africains. D'après le questionnaire que je leur avais fait remplir au préalable, ils savent certes se débrouiller avec un ordi, mais d'activités avec élèves, point. "Faire des recherches", ont-ils hasardé. Ben voyons. Alors qu'il y a beaucoup mieux à faire, hahaaaa!...
Je les récupère mercredi après-midi. Ils m'arrivent épuisés par trois heures de linguistique, Chomsky et compagnie. Lourd, très lourd. Je déballe mon programme, leur fait un petit discours sur la philosophie de l'internet, de l'Arpanet au Web 2.0, puis on passe à la pratique. Je croise les doigts pour que les quelques ordis de la salle internet ne me lâchent pas en cours de route, ça marche, les ordis font où on leur dit de faire, les apprenants apprennent à élaborer des webquests, la mayonnaise prend.
Le lendemain, donc aujourd'hui, ils découvrent les blogs. C'est curieux, non? La majorité du personnel enseignant, pourtant tous de gré ou de force des spécialistes de la communication, semblent ignorer complètement les moyens de communication via la toile. Et du coup, les activités pédagogiques qui peuvent en découler. J'ignore à quoi ça tient, peut-être qu'un des collègues qui me lisent pourra me renseigner là-dessus... Bref, les blogs, ils en ont vaguement entendu parler, mais aucun n'a poussé la curiosité plus loin. Alors que quand je leur fais fabriquer un petit blog sans prétention, ils commencent à s'amuser comme des ptits fous, héhé...
Chanson à télécharger: Camel - Nimrodel/Procession/The White Rider (mp3) - acheter
Rubrique "c'est quoi cette chanson?": Je ne sais même pas pourquoi je vous propose aujourd'hui celle-là, sans grand rapport avec le post. Peut-être qu'elle correspond simplement à mon humeur du moment. "Chanson" n'est d'ailleurs pas le terme approprié, ce serait plutôt un longue pièce avant tout instrumentale émaillée de quelques lyrics inspirés du Seigneur des Anneaux, Gandalf le Gris qui revient blanchi (soit dit en passant: je ne suis pas du tout fan du roman, ce gros truc surestimé, un copier-coller de vieux mythes - et j'ajoute que les personnages féminins sont tous ratés sans exception; et toc). Quoi qu'il en soit, Tolkien inspirait déjà bien avant le film de Jackson pas mal de musicos des Seventies, dont justement Camel, groupe de prog rock sousestimé, lui, qui réalise un excellent album intitulé Mirage en 1974.
PS: Houlà, j'ai été bavard aujourd'hui, dites donc...
Finalement, six semaines allemandes n'ont pas suffi pour tout régler. L'essentiel est fait, encore heureux, mais les affaires d'héritage prennent parfois des allures d'examen de fin d'études auquel on est forcément peu préparé.
Question d'urgence: que faire de la maison? Vous la voyez sur la photo; jolie, hein? Construite par mon arrière-grand-père vers 1920, dans le but de doter ses deux filles d'une moitié chacune. L'une des moitiés nous appartient maintenant, au frangin et à mézigue, l'autre aux descendants de l'autre branche. Le frangin va y habiter tout seul, je n'y serai que tous les ans au mois d'août - bref, beaucoup trop d'espace à gérer, donc on a décidé de vendre l'étage supérieur et le grenier. Justement, ça arrangeait nos voisins, cousins de je ne sais plus quel dégré, dont la famille s'agrandit et qui commençaient à être à l'étroit dans leur moitié. Et pour nous évidemment, c'est tout bénef, puisque ça restera dans la famille au sens large.
Encore faut-il savoir ce que vaut la maison. Pour ça, il faut faire une évaluation, ce qui prend du temps. La semaine passée, un type du cadastre local est passé pour faire une préévaluation. Hé oui, rien n'est laissé au hasard: il va revenir bientôt avec des collègues pour l'évaluation définitive, grâce à quoi on pourra déterminer le prix de vente non pas au mètre carré, mais au mètre cube.
Pendant toutes ces semaines, j'ai bien sûr eu le temps de bouquiner au soleil sur la terrasse, mais à vrai dire, à force de courir par-ci par-là, de bazarder un maximum de trucs sur ebay, de commencer à vider le troisième étage, canicule en sus, je ne peux pas dire que j'ai passé des vacances reposantes. Mais ça, on le savait dès le départ.
Hé oui, mine de rien, ce blog a un an. Un an et quatre jours, pour être précis. Il est vrai que mes premiéres tentatives de juillet 2005 ont été effacées, du gribouillage genre "voyons voir quel effet ça fait" ou "chouette alors ça fonctionne". En août, j'avais provisoirement délaissé le tout et j'ai commencé à m'y remettre en septembre, suite à un chantage émotionnel (mail "vous ne bloguez plus?") d'une des membres du staff d'over-blog.
Alors, en un an, 'ttendez que je vérifie, ça nous fait... 18 084 pages vues au total. Waouh. Mazette. Bigre. Pas si mal, pour un petit blog égotiste sans aucune japonaiserie. Et puis, 8 093 visiteurs uniques, crénom, presque une minorité éthnique...
Mais trève de balivernes - en route vers de nouvelles zaventures!
Chanson de circonstance:
Télécharger: The Rubettes - I Can Do It (mp3) - acheter
Rubrique "c'est quoi cette chanson?". Quelqu'un se souvient encore des Rubettes? Si non, c'est pas grave. Formé par une bande de requins studio, le groupe a eu son heure de gloire entre 1974 et 1976. Après les Sweet, les Bay City Rollers et autres boy's bands d'une époque révolue depuis de lustres, les Rubettes comptaient bien se tailler une part du gâteau que constituait le marché ado, en imposant leur tube "Sugar Baby Love" (fallait pas être diabetique...). Aujourd'hui, avec d'autres has been du même acabit, ils apparaissent encore dans des concerts nostalgie, l'enfer des musciens. Lasciate ogni speranza.
Ça devait arriver un jour... Quand je suis arrivé au Mexique, plein de curiosité et parfois plein de bonne volonté pour la cuisine locale, je me suis vite rendu compte qu'en ce qui concernait les fromages, il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent. Je goûtais au manchego et je me demandais qu'est-ce que c'est que ce fromage au goût de chewing-gum prémâché.
Or, quelques centaines de quesadillas plus tard, je suis complètement mithridatisé au manchego, même que c'est le manchego sinon rien. Alors quand il y a quelques jours je me suis payé un camembert vrai de vrai, au lait non-pasteurisé et tout et tout, celui-là même que l'Union Européenne voulait interdire en invoquant la santé publique, et que je me suis dit ah miam je vais me régaler, ça faisait si longtemps, eh bien: non. J'ai trouvé que ça avait un goût un peu fort. Bref, j'étais déshabitué, à tel point que je n'ai pas poursuivi l'expérience.
Alors, hum... Je fais quoi? Me gaver de camembert tous les jours à la recherche du goût perdu, même si à l'instar de la madeleine proustienne aucun souvenir enfoui particulier ne me rattache au camembert? Ou y aller mollo et de façon plus régulière dès mon retour au Mexique - sauf que le camembert y est vendu au prix du caviar ou d'un menu complet (sans le fromage)? Je n'en sais trop rien. Et puis la cuisine européenne manque singulièrement de piquant, no hay chilitos en este pinche pais...











