Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
Bon, les cours d'ados, c'est fini, la fête est fêtée et je vais donc bientôt clore cet épisode - et du même coup, reprendre mes activités de bloguage de manière plus régulière et
plus intensive.
Mais avant, je risque de vous enquiquiner plutôt deux fois qu'une sur le sujet, à commencer par la seconde et dernière partie du roman-photo intitulé "Coeur infiltré". Okay, on aurait pu choisir
un titre genre "Bon baisers de" ou "Du rififi à", mais le titre, comme quasiment tout le reste, est de Mauricio, qui interprête aussi le rôle principal. Ce mec, si j'étais agent ou producteur ou
multinationale cinochante, je le prendrais sous contrat tout de suite.
Ils m'en ont quand-même fait baver pour la dernière scène qui se déroule dans un avion. Je suis heureusement tombé sur les images d'un vieux Ju-52, qui non seulement présentait exactement les
dimensions qu'il fallait, mais aussi des vues en extérieur, décollage, plein vol, intérieur etc. Les cockpits, eux, viennent d'autres types d'appareils. L'ensemble est loin d'être parfait, ça va
de soi, et je vous laisse donc le soin de découvrir les incongruités...

J'ai demandé à P***, d'habitude très souriante, de me faire un regard mauvais, toujours pour les besoins du roman-photo. Elle se concentre une fraction de seconde et elle me livre un regard d'une telle noirceur que toute autre couleur en est éclipsée.
Je n'ai aucune formation en matière d'ados, et donc, à défaut de savoir quoi et surtout comment leur enseigner, je me suis improvisé directeur d'acteurs et d'actrices. Tout en tâchant de me rappeler ce que j'ai bien pu foutre quand j'avais leur âge. Ça me fait un curieux va-et-viens entre mettre en scène (la mienne) et se mettre dans la peau (la leur).
Justement, effet du hasard, je viens de recevoir un mail d'un ancien pote du lycée. Paraît qu'ils organisent une petite réunion d'anciens fin août à Cologne en Allemagne, une dizaine de personnes tout au plus. Manque de bol, ma meilleure moitié et moi, on venait juste de décider de ne pas partir en Europe cet été, pour une fois.
Auparavant, la grande réunion avait lieu en juin 2004 à Paris, pour fêter les fameux "vingt ans après". A l'annonce de l'évènement, j'étais d'abord enthousiaste, mais plus le rendez-vous approchait, plus je devenais sceptique. Finalement - la bonne excuse - je n'y suis pas allé puisqu'en juin, à l'IFAL, on a beaucoup de boulot et qu'un petit aller-retour Mexico-Paris, ça faisait quand-même cher le week-end. Mais aussi, j'étais tombé sur un petit roman chinois, Trouée dans les nuages par Chi Li, dans lequel, autre effet du hasard, le thème de la réunion d'ex-copains du lycée était évoqué. Et pas de manière très réjouissante:
Prenons l'invitation reçue par Jin Xiang. Elle était comme toutes celles que nos contemporains s'échangent furieusement aux alentours de la quarantaine: réunions d'anciens camarades d'université ou de régiment, de jeunes instruits, d'ancien condisciples du lycée ou même d'école primaire.S'ensuit une longe description en détail des participants, hommes ou femmes. Evidemment, le fait que le roman ait été chinois, qu'il témoignait donc de l'internationalisation du phénomène, n'arrangeait rien. Mais aussi, j'ai fait mentalement le test du pot, en d'autres termes: est-ce que j'accepterais d'aller prendre un pot avec ces condisciples-quadragénaires? Oh, avec certains, entre autres la dizaine qui se retrouve en août prochain ou encore deux, trois autres, pas de problème, c'est quand vous voulez. Mais avec la grosse majorité, définitivement non. Je m'étais déjà senti sensiblement emmerdé par ceux-là durant mes dernières années de lycée, je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant, même après vingt ans. Bien sûr, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, tellement d'eau d'ailleurs qu'à force, les ponts se sont écroulés.
Sont-ce les effets de l'âge qui pousse à la nostalgie ou à de nouvelles quêtes sentimentales? Ou bien l'influence des rengaines à la mode et de la culture soap? Toujours est-il que nous ne pouvons pas mettre les pieds dans un restaurant sans tomber sur un de ces rassemblements de quadragénaires ou de quasi-quadragénaires.
Bref, voilà: Aux prochaines grandes réunions, je n'irai pas non plus. No way, kein Weg, pas de chemin.
PS: Et j'ajoute que P***, elle a vraiment du talent.
Edit 30/06: Les versions définitives sont prêtes. Voici donc la première moitié du roman-photo par le plus jeune de mes groupes d'ados. Le reste suivra...
Nota bene: les "chapulines", ce sont des sauterelles frites, assez prisées par ici...
Pas mal de blogs ont déjà eu l'honneur, jeudi et (?) vendredi prochain, ça va être mon tour: Chilango! passe à la radio, et plus précisément dans l'émission
"Journal infime" de la Radio Suisse Romande. Un billet de mon blog y sera lu par
Brigitte Patient. Ce sera entre 14 et 15 heures de Genève, entre 7 et 8 heures de México - un peu tôt, mais il y a des podcasts pour écouter l'enregistrement en différé.Sympa, non? Pour fêter ça, j'irai déjeuner au "Chalet Suisse" dans la Zona Rosa, un bon Zürcher G'schnetzeltes, allez...
Et à télécharger, un spécial radio:
Télécharger: Air - Radio # 1 (mp3) - acheter
Télécharger: Bijou - Rock à la radio (mp3) - (indisponible)
Télécharger: XTC - Radios In Motion (mp3) - acheter
Bon, comme vous avez pu vous en apercevoir, je ne suis pas très bavard en ce moment - et ça restera sans doute comme ça jusqu'à fin juin. C'est que je bosse nuit et jour à ces
roman-photos de mon cours d'ados; tout doit être prêt le 29 juin, date de la fiestita finale...
En avant-première, je vous invite à jeter un coup d'oeil sur le premier chapitre (sur quatre) de l'histoire d'espionnage qu'a imaginé le groupe A2 (cf. le billet du 29 mai). Sachant que ce n'est
qu'un montage provisoire et que tout peut encore être modifié, vos commentaires seront les bienvenus! - Le problème avec YouTube, c'est que ça a tendance à devenir assez flou, voire illisible. Je
vais sans doute retravailler les dernières images, mais si quelqu'un avait une idée comment améliorer le tout, ce serait ma foi pas de refus... Détails techniques: il s'agit au départ d'un
fichier .wmw qui pèse dans les 10 Mo, donc pas trop lourd.
Et maintenant, rrrrrrideau:
Edit 30/06: comme les versions défintives sont prêtes (cf. billets postérieurs), j'ai enlevé celle-ci.











