Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
Ce dimanche, c'est au Mexique le día del niño, la journée de l'enfant, et depuis samedi, ça sent les friandises et le popcorn un peu partout, des clowns traversent les rues, des ballons s'envolent, des restes de papier cadeau jonchent les rues. Bref, pour les mômes, c'est presque un second Noël...
Tout ça me fournit un excellent prétexte pour innover sur ce blog: mettre de la musique en ligne qui soit en rapport avec le post. La solution que j'ai trouvé ne me satisfait que moyennement: aller sur yousendit, y déposer mes fichiers mp3 qui seront téléchargeables durant sept jours
ou alors pour 25 téléchargements au total. Mais bon, c'est déjà ça.
Donc, pour commencer une pépite millésimée 1958, Real Wild Child par Ivan. Qui n'est autre que le batteur du groupe de Buddy Holly, les Crickets, de son vrai nom Jerry Ivan Allison. Très cool sur la photo (enfin, pour l'époque, héhé...). Pour la petite histoire, les Crickets avait remarqué la version originale de cette chanson lors de leur tournée australienne, un tube du pionnier rock aussie Johnny O'Keefe, et dès leur retour, Ivan en avait enregistré une version un tantinet ironique. Bien entendu, les Crickets en entier jouent sur l'enregistrement et Buddy Holly lui-même s'y fend de la partie lead guitar. Si la chanson vous rappelle quelque chose, sachez encore qu'il y a eu quelques reprises mémorables: celle de Iggy Pop et une autre de Joan Jett, tous deux s'étant sentis concernés par le titre de la chanson que ça ne m'étonnerait pas des masses...
Télécharger: Ivan - Real Wild Child (1958)
Semaine allemande au Superama du quartier. Je suis loin de vouloir prétendre qu'il s'agit là de l'évènement du siècle, en fait c'est même plus qu'anecdotique, mais je note malgré tout la différence de présentation qu'il y a entre ça et une présentation de produits français qui, elle, se targuait de la présence de l'ambassadeur, d'invités de marque, de petits discours et de petits fours (et je termine là ma phrase qui est assez longue comme ça). L'Allemagne jouerait-elle la carte popu? Des produits accessibles au budget de tout le monde? Et quels produits, d'ailleurs?
Qui dit "Allemagne", dit "saucisse" - du moins, c'est ce que j'entends dire à longueur d'année. Mais rien de tel sur le présentoir: des conserves, des gâteaux, des chocolats, des sauces. L'ennui, au Mexique, c'est qu'on ne peut pas importer de produits frais, ou alors il faut se débrouiller pour les passer en contrebande, au nez et à la barbe des douaniers. Qui à mon avis se sont depuis longtemps mutés en spécialistes ès fromages et autres pâtés de campagne, à force de les confisquer. Pareil pour les produits allemands: au lieu de nous proposer les p'tites choses pas dégueu qu'il y a sur l'affiche "el sabor de Alemania", on nous contente avec de l'empaqueté. Et à part Bahlsen, avec des marques inconnues au bataillon. Du coup, j'ai préféré vérifier la date de péremption sur l'emballage, on ne sait jamais.
Tout le monde a mal dormi, Jean-François, Audrey, mézigue. Plus tard, je demande à Karen: "T'aurais pas mal dormi, aussi?" Regard surpris: "Si!..." C'est ça, la reprise du boulot....
Pendant ces deux semaines de vacances, j'ai pu cogiter quant à la direction à prendre notamment pour mon cours de niveau D. Juste avant les vacances, je sentais l'enthousiasme décliner. Il fallait du nouveau, le proverbial coup de fouet. Et finalement, à force de bloguer, je me suis dit, pourquoi pas leur faire créer un blog?... Yessssssss!
A la fin, j'ai dû le créer moi-même, j'avais quelques doutes sur le savoir-faire informatique du groupe. Effectivement, quand j'ai présenté le projet hier lundi, presque personne du groupe n'avait entendu parler de blogs (grumph... mais donc quel monde ils vivent?). J'ai dû reprendre de A à Z. Puis on a quitté la salle de classe, on est passé en salle internet. On a appris à rédiger des commentaires, puis des articles, à y intégrer des images. Et miracle, au fil des activités, même les plus sceptiques se laissaient prendre au jeu. Voilà à quoi ça a abouti. Quant à la fin, il y a eu par surprise le commentaire d'un type qui se connectait depuis la Malaisie, c'était définitivement dans la poche - "Waouh! On nous lit en Malaisie!..."
Si vous n'avez rien à faire, aller donc faire un tour sur ce blog et lâchez-y quelques commentaires, je vous garantie que vous ferez des heureux! Mais soyez sympa et évitez les commentaires du genre "agacer s'écrit sans cédille" ou "et le subjonctif, PATATE!", même si ça vous démange...
Quand on fait une recherche images sur le mouvement anti-CPE, on tombe sur des choses curieuses: des voitures Chrysler, des danseuses exotiques et même cette parodie de 20th Century Fox qui n'a rien à voir mais qu'on dirait sortie d'un rêve de Villepin - tout ça pour vous dire qu'on parfois du mal à se procurer de la première main quand on vit à dix mille kilomètres de là où ça se passe. Bien sûr, on a regardé TV5, consulté des sites, téléchargé des vidéos, des photos etc. Sur des photos, on a vu des couples qui s'embrassent devant des CRS, comme si on voulait soixantehuitiser le phénomène, ou encore mettre une touche de Doisneau avant la bagarre. On a lu des reportages naïfs sur Villepin dans Paris-Match, des analyses plus poussées dans le Nouvel Obs, l'Express ou les Inrocks. Au fur et à mesure les visages des gouvernants s'allongeaient...
L'erreur de Villepin a été sans doute de confondre gestion de pays et gestion d'entreprise, de pousser la pensée libérale à son paroxysme. Forcément, après coup, on se dit... -
mais on a toujours l'air futé après coup. Alors que maintenant, on parle du retour du dialogue social, des syndicats, de la jeunesse révoltée, des clivages gauche/droite réhabilités, bref, le mouvement anti-CPE a remis les pendules à l'heure.
J'ai aussi entendu des arguments des étudiants anti-CPE où je me dis, non, ça va plus; notamment en ce qui concerne cette tant redoutée précarité de l'emploi. Il y en avait qui disaient qu'à cause du CPE, on ne pouvait plus planifier, remettre à plus tard la création d'une famille, l'achat d'une voiture, d'une maison. Bon, et alors? On attendra un peu, on essayera de se débrouiller jusque là, de sonder un maximum de possibilités. Est-ce vraiment si difficile? La précarité, ça ne date pas de la dernière pluie. Nous, les lettrés, on savait dès le départ, à peine avait-on mis le pied dans une fac, que ça allait être difficile, précaire, qu'on pouvait terminer une thèse bac + x avec cris d'enthousiasme du jury et finir chauffeur de taxi. Que c'était pas gagné, l'acquisition du yacht à Saint Trop' et de la garçonnière à Deauville. De fait, je ne possède toujours pas ni l'un ni l'autre, mais ça y est, je l'ai, mon CDI. Et avant ça, de CDD en CDD pourri, je me suis quand-même bien amusé.
C'était pépé Volker qui vous raconte sa folle jeunesse.
J'en avais déjà parlé dans un post précédent, mais comme le phénomène prend de l'ampleur, j'y rajoute un grain de sel: on savait depuis quelque temps déjà que fleurissaient dans la blogosphère plein de blogs musicaux, le fameux blogroll musical. Mais il y aussi beaucoup mieux: un site qui recense la grande majorité de ces blogs musicaux et propose des liens directs vers les chansons à télécharger. Légal? Illégal? Bon, vous vous connectez depuis le Mexique, vous vous en foutez, vous téléchargez. Vous vous connectez depuis l'Europe, vous consultez votre avocat d'abord, vous téléchargez ensuite. Mais même sans passer par la case "avocat", je n'ai pas l'impression que vous aurez soudainement des agents du FBI, de la brigade mondaine, des mineurs et des stups plein le paillasson. Et puis, il y a quand-même une déontologie: les fichiers restent en ligne pour un temps limité, parfois sept jours seulement (quoiqu'en piochant un peu, on ait parfois d'agréables surprises!...). Ensuite, la musique est à forte dominante rock indé, donc généralement de la musique pour laquelle il n'y a pas ou peu de promotion. L'autre dominante, c'est des classiques oubliés jamais réédités qui parfois n'existent plus qu'en vinyle; qui se souvient encore des Ventures, des Swan Silvertones, de Jacqueline Taïeb ou du West Coast Pop Art Experimental Band? Moi non plus. J'ai failli mourir idiot.
Donc, les vrais amateurs de musique, vous les trouverez dans ces blogs. Si bien entendu vous n'achetez qu'un CD tous les ans et que ce CD se trouve être le dernier Madonna, ces blogs, c'est probablement pas pour vous (oui oui, vous énervez pas, chacun ses goûts...). Les autres, prévoyez une mémoire d'au moins dix gigas sur votre iPod.
Et mention spéciale à ce blog d'un Néerlandais qui rafolle de, je cite, "Girls. Singing In French. Making Me Sigh. Any questions?"











