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Cielito lindo

Les chansons sur ce site peuvent être téléchargées pour un temps limité: 7 jours. Elles n'ont d'autre but que de susciter des passions musicales. Bien entendu, je vous invite à vous ruiner en achat de CDs et d'autres supports, quitte à bouffer de la vache enragée pour le restant du mois...

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Por eso

It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two

Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot). 


Mercredi 28 février 2007

Vous avez regardé les Césars? Non? Et ça vous fait de belles jambes? - Moi, j'ai regardé, grâce à TV 5. Enfin, "grâce à"... C'est marrant, plus je regardais, plus j'avais l'impression d'assister à une fête de fin d'année, organisé par le comité d'entreprise d'une PMU de province, où la présence des employés était plus ou moins obligatoire.

J'ai bien vu que Valérie Lemercier s'escrimait à lancer des vannes qu'on aurait dit les chutes du Niagara, mais j'ai dû être d'humeur morose, je n'ai pas trouvé particulièrement drôle. Le seul vrai éclat de rire, en fait, venait d'un gag involontaire, ce type qui masturbait son César sans s'en rendre compte.

Et donc, L'Amant de Lady Chatterley sort grand gagnant? Bon, évidemment je ne l'ai pas vu, il n'est pas sorti à Mexico, et peut-être qu'il y en a parmi vous qui pourront me dire ce que vaut ce film, mais je me demande quand-même à quoi bon une énième adapatation d'un roman 19e siècle (début 20e, d'accord, mais l'esprit en est le même). Quant au seul film qui m'intéressait, Indigènes, - et lui sortira à Mexico ces prochains jours - il n'a presque rien obtenu. Décidément, on n'est pas vraiment en phase, les professionels de la profession et moi... 

Des films en lice, j'en ai vu qu'un seul, Fauteuils d'orchestre, une comédie, disons, très moyenne. Mais après tout, on a en France le cinéma qu'on mérite, qui sait? A époque hyper-conformiste, cinéma hyper-conformiste.

Non, je crois que ce qu'il nous faudrait, c'est un nouveau Truffaut rédigeant un nouveau "Contre une certaine tendance du cinéma français".

Rubrique "c'est quoi ce constat?": Du punk moins guignol qu'il ne paraît. "Je ne suis pas nostalgique/mais je regrette rien/avant c'était magique/aujourd'hui c'est moyen". Dont acte. Paru en 2005.

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Lundi 26 février 2007

Notre vulgaire ordi domestique (computer domesticus vulgaris) a eu quelques problèmes ces derniers jours, même s'il n'y était pour rien. L'approvisionnement en électricité étant parfois assez aléatoire au Mexique, il y a eu une baisse de voltage dans le quartier, si bien que notre fidèle appareil, pobrecito, n'arrivait même plus à charger Windows. Mais le revoici en pleine forme, ouf, poil brillant, fait le beau, apporte les pantoufles, tire sur la laisse, mord le facteur... 

Et à propos d'animalité, voici deux échantillons de curiosités piqués au Spiegel, issus de la collection d'un quidam nommé Thomas Neuhoff.

Rubrique "c'est quoi ces bestioles?": L'excentrique Kim Fowley est surtout connu comme producteur, mais il a également enregistré quelques 45 tours cultes comme ce délirant titre paru en 1968. Le titre de Led Zep, lui, clôture Physical Graffiti de 1975, un double album plutôt moyen, ce qui n'étonnera personne puisqu'il est surtout composé de chutes de studio ébauchées lors de sessions des albums précédents. Légendaires, eux.

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Vendredi 23 février 2007

L'IFAL innove. D'ailleurs, vu le manque de budget, on n'a pas le choix; de la misère naît l'inventivité, c'est bien connu. Donc, ce semestre, sur une idée de Christine, on propose un cours de conversation gratuit et ouvert à tous, deux fois par semaine. Le mot d'ordre étant: il faut fi-dé-li-ser!

Ça me rappelle cette vieille pub de Vittel: il faut é-li-mi-ner. J'ignore si l'IFAL vous aidera à réveiller la vitalité qui est en vous, mais en tout état de cause, vous l'avez déviné, c'est moi qui m'y colle en guise de... de quoi en fait? - C'est ça le problème, quand on innove. Faudra trouver un joli terme technique adéquat.

En attendant, la table - imposante, richement décorée  - est prête (cf. photo...). Il est 12h30, les premiers clients pourraient venir d'un moment à l'autre. Suspense...

De toute manière, si personne ne vient, j'ai des choses à lire, moi. Dix minutes s'écoulent paisiblement. Puis, que milagro, un première personne de bonne volonté arrive: c'est Marcelo le cardiologue, que j'avais connu quand je remplaçais une collègue. Bref, c'est parti, à bâtons rompus, du coq à l'âne, ou, dans l'ordre, du fait de publier dans des revues cardiologues, de rédiger en français, l'anglais comme langue scientifique, des restos français, de l'art de préparer une soupe au huitlacoche, de Marcel Pagnol, de Marcel Proust et je crois qu'on en est resté là. Marcelo sera mon seul interlocuteur de cette session, mais vous conviendrez qu'il faut bien commencer quelque part.

Deuxième session à 16h30, réservée aux débutants et intermédiaires. Pas de temps mort, cette fois-ci. Arrive un informaticien, bientôt rejoint par une traductrice. Ils partagent le même cours débutant le samedi. On y va doucement, j'épuise tous mes mimiques et gestes pour leur faire comprendre; par moments, ça devient de l'aérobic. Mais bon, ils semblent accrocher. Le tout est de faire un cours sans en avoir l'air... 

Rubrique "c'est quoi ce blabla?": Inutile de présenter Coldplay, je présume. La chanson, tirée du dernier album, n'est pas mauvaise, mais on a quand-même l'impression que tous les titres de Coldplay se ressemblent depuis au moins deux albums. Quant à Fred Neil, il est plus connu comme compositeur qu'interprête. Everybody's Talkin'  (1967) est devenu célèbre deux ans plus tard dans la version de Harry Nilsson, inclu dans la bande originale de Midnight Cowboy. Et puis, "cachédanstonguichetcontreplaquéagglomérélinoleum", un des premiers tubes de Téléphone, un rock des plus classiques, intro à la Chuck Berry, tout le reste très Stones, sauf qu'on remarquait soudainement, tiens? ça marche en français....

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Dimanche 18 février 2007

Ai été à une fête costumée, puisqu'on est en période de carnaval. Pour l'occasion, je m'étais enfin résolu de mettre le costard-cravate-lunettes-noires, en guise de déguisement. J'arrivais donc en Man-In-Black/garde du corps/agent FBI/ce-que-vous-voulez, et comme les derniers qui m'ont vu en costard-cravate, ils sont pas jeunes, je suis presque passé incognito. Très marrant, mais ce n'est pas du tout le sujet d'aujourd'hui. Parmi les costumés et même parmi les costumées, il y avait au moins trois lutteurs libres masqués et capés, oui, ces gros musclés dans un ring qui se permettent tous les coups et qui tabassent l'arbitre une fois sur deux. Assouvissement de fantasmes jusqu'alors contenus? Du tout. Au contraire, une évidente référence à la culture popu mexicaine. Au Santo.

Autrement dit, le James Bond, le Zorro, le Fantômas, le Batman, l'Arsène Lupin mexicain. L'homme au masque d'argent. Dont personne ne connaît le visage. Le bougre a réellement existé: né en 1917, il commence sa carrière dans les années 40 en tant que catcheur professionnel, puis à la fin des années 50, il entre dans le monde du cinéma. C'est le début d'une seconde carrière étonnamment prolifique, quelques douzaines de films jusque dans les années 80, avec pour seul et unique rôle: lui-même. Santo. L'homme au masque d'argent. Dont personne - bon, j'abrège.

Ces films rappellent parfois ceux de Ed Wood, le réalisateur des plus mauvais films de toute l'histoire du cinéma. Méli-mélo de science-fiction, de fantastique, de polar, tous les plaisirs les plus éculés y passent: Martiens, momies, zombies, savant fous, chasseurs de tête, loup-garous, femmes vampires, diablotins, malfrats divers, monstres variés, Dracula, Frankenstein mal orthographié - ça se bousculait sur le paillasson. Et le Santo de transformer tout Mexico en ring, de se débarrasser des méchants sans jamais perdre son masque qui lui couvre tout le visage. Du coup, jamais un sourire, jamais un clin d'oeil de la part du Santo, qui reste étrangement inexpressif. Autant dire que les seconds rôles devaient assurer.

Et de fait, ils assurent: Claudio Brook, par exemple, dans Santo en el museo de cera. Vous le connaissez tous: il a été quelques années plus tard un des pilotes anglais dans La Grande Vadrouille. Ici, il joue le directeur d'un musée de cire, qui bien sûr utilise de vrais cadavres, des badauds assassinés par ses soins, pour recréer des monstres de cire mais qui s'éveilleront à la vie - enfin, vous voyez le genre. Le détail intéressant, c'est que dans l'histoire, il est aussi un survivant des camps nazis. Une victime de l'horreur des camps qui devient bourreau, voilà une idée peu européene - mais qu'on retrouve dans une autre incarnation dans la culture popu américaine, cette fois: le méchant des X-Men était lui aussi passé par les camps de concentration.

S'il y a eu autant de films, c'est que c'était un hénaurme succès public. D'ailleurs, la lucha libre, même après Santo, est toujours aussi populaire au Mexique à l'heure actuelle. A tel point qu'elle dépasse les frontières, comme le montre un récent film américain, Nacho libre, avec l'excellent Jack Black. La culture chicano - les Mexicains émigrés aux US - y est pour quelque chose: dès les années 80, les génialissimes frères Hernandez avaient inclu dans leur BD fleuve Love And Rockets puis dans la suite Whoa, Nellie! le thème de la lutte libre, cette fois au féminin.

Quant au Santo, ses films sont presque tous disponibles en DVD. Sa panoplie est en vente partout.

Rubrique "c'est quoi ces saintetés": Les Beatles avant les Beatles, avec Pete Best à la batterie, engagés comme backing band pour Tony Sheridan, rocker britannique épigone d'Elvis. Enregistré à Hambourg, ce titre parut en face b du 45 tours My Bonnie, celui qui allait tout déclencher: Brian Epstein qui découvrait le single, se décidait de devenir le manager du groupe. Quant à Sheridan, il vit toujours près de Hambourg. Les Breeders, le groupe des soeurs Deal, en étaient avec The Saints à leur troisième single issu de l'album Last Splash (1993). Du rock alternatif-grunge. Et puis, finalement, il y avait un autre Saint, en feuilleton télé, interprété par Roger Moore et donc rien, mais absolument rien à voir avec son homologue mexicain. Des saints, il y en a pour tous les goûts, faut croire...

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Jeudi 15 février 2007

Google sait tout. Même les vieilles questions philosophiques sont résolues en un tour de main. Par exemple "Qui suis-je?" - Il a suffi que je fasse rechercher "Volker est" par Google pour qu'apparaissent comme par enchantement un nombre impressionnant de sites qui chacun apportent une pièce du puzzle... En respectant la classement de Google, voilà ce que ça donne:

Volker est le père d'un petit garçon avec qui il dessine tous les jours. Volker est aussi l'auteur du merveilleux livre sur le Raw. Volker est très occupé avec Calexico (avec qui il pratique la basse et contrebasse). Volker est là depuis chiot; maintenant il lui faut vraiment une famille! Volker est encore plus chouette...! Donc Volker est champion, et il n'est pas le premier glad à être champion... Donc peu importe si Volker est mal classé. Le classement de Volker est divisé en trois groupes. En plus, Volker est dynamique et passionné. Sociable avec tout le monde, Volker est de taille moyenne. Volker est sans doute capable de faire la part des choses. Malheureusement, en Hongrie, la prochaine épreuve, Volker est de nouveau dernier. Exemple: Volker est plus rapide que Hanna mais il a pioché 2 pièces du sac. Volker est allé même plus loin, en soulignant, sans ambages, que nombreux ont participé à la corruption et que celle-ci était importante. Le montant des faveurs accordées par Peter Hartz, l'ex-directeur du personnel, à M. Volker est estimé à 1,95 million d'euros de primes spéciales. Volker est déjà là, penché vers elle. Volker est connu pour avoir été sous-secrétaire d’État au Trésor dans les années soixante-dix avant de devenir président de la Banque fédérale. Volker est honnête et ne veut pas de mal à Buana. Volker est le seul témoin de la scène et commence une poursuite. Mais durant la poursuite, il cause un accident. Il est conduit à l'hopital. Volker est exceptionnel ;) Volker est un patient un peu spécial.

Sapristi! - Je me sens démasqué... Et vous alors, vous êtes qui? Hein?

Rubrique "C'est quoi ces doutes existentiels?": Ah oui, j'aimerais bien être très occupé avec Calexico. En attendant, voici un titre très tex-mex de l'album qui les a révélés en 1998. Quant aux Who, groupe à crise identitaire permanente, ils demandaient en 1978 qui vous êtes, sur le dernier album avec Keith Moon. Et puis, Michel Fugain qui en 1972 tente désespérément d'expliquer à un public de bourgeois pompidoliens qui ils sont, ces djeunes à fleurs...

par Volker Rivinius publié dans : Blog-en-soi
 
 
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