Por eso
It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two
Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot).
Quelques mois après le choc de septembre, qu'en est-il de
l'avenir de l'IFAL, ou, pour reprendre un titre de colloque bidon:
Quel avenir pour quel IFAL?
Ce qui est sûr, c'est que ça bouge. Pas seulement chez nous, d'ailleurs: dans les Alliances Françaises aussi, et même chez les instituts d'autres langues. Le Goethe de Mexico va jusqu'à construire un bâtiment tout neuf sur l'emplacement de l'ancien. Comme si soudain, dans toutes les écoles de langue, il fallait à tout prix faire peau neuve.
Me suis rappelé d'un graffito vu à Venise il y a longtemps: "Strutture vecchie non possono contenere idee nuove."
Depuis septembre en tout cas, donc depuis l'irruption du loup dans la bergerie, il va falloir se despedider (despedider, comme dans kiss your ass goodbye) d'un certain imaginaire dont nous étions plus ou moins tous tributaires: celui d'une bande d'irréductibles Gaulois entourés de garnisons concurrentes, les Alliancefrançaisum, Berlitzum, Angloamericanum et Autreboîtalagum. Et tant qu'à faire, répétons-le pour ceux que ça concerne: nan, l'IFAL ne fermera pas. Du moins, pas tout de suite.
D'autant plus que des actes ont suivi les paroles. J'en suis le
premier surpris. Depuis quelques jours, on est littéralement bombardé de nouvelles acquisitions techno, des ordis tout neufs, du mobilier - d'accord, rien que de l'équipement standard, n'importe
quelle filiale bancaire est mieux lotie que nous, mais j'en connais qui sont persuadés qu'on va tourner un film de science-fiction dans nos murs.
Et puis, un nouveau centre multimédia, de l'e-learning - on en reparlera, vu que je serai (probablement) un des responsables - tout ceci pour, dit-on, faire entrer l'IFAL dans le XXIe siècle. Rien à redire, bien sûr, mais ce qui m'inquiète, ce sont les politiques d'investissement très fluctuantes sinon mergituriennes de Paris. Autrement dit, un investissement unique, flamboyant, étincelant, et puis on se repose sur ses lauriers. En somme, le syndrôme "Caravelle": on construit un bel avion, la Caravelle, on s'en flatte, on s'en re-flatte, et puis on se fait dépasser par Boeing. Ou encore, exemple plus récent, le Minitel. Je ne sais plus combien d'articles j'avais lu à l'époque où le Minitel faisait régulièrement partie de ces choses que le môôôôônde nous envie. Imaginez une horde d'étrangers, verts de jalousie, amassés à nos frontières. Seulement, le môôôôônde n'a pas su apprécier le Minitel à sa juste mesure; à la place, il a sorti l'internet de sa poche et la France, du coup, a pris un retard presque môôôôôndial.
Ce qui est sûr, c'est que ça bouge. Pas seulement chez nous, d'ailleurs: dans les Alliances Françaises aussi, et même chez les instituts d'autres langues. Le Goethe de Mexico va jusqu'à construire un bâtiment tout neuf sur l'emplacement de l'ancien. Comme si soudain, dans toutes les écoles de langue, il fallait à tout prix faire peau neuve.
Me suis rappelé d'un graffito vu à Venise il y a longtemps: "Strutture vecchie non possono contenere idee nuove."
Depuis septembre en tout cas, donc depuis l'irruption du loup dans la bergerie, il va falloir se despedider (despedider, comme dans kiss your ass goodbye) d'un certain imaginaire dont nous étions plus ou moins tous tributaires: celui d'une bande d'irréductibles Gaulois entourés de garnisons concurrentes, les Alliancefrançaisum, Berlitzum, Angloamericanum et Autreboîtalagum. Et tant qu'à faire, répétons-le pour ceux que ça concerne: nan, l'IFAL ne fermera pas. Du moins, pas tout de suite.
D'autant plus que des actes ont suivi les paroles. J'en suis le
premier surpris. Depuis quelques jours, on est littéralement bombardé de nouvelles acquisitions techno, des ordis tout neufs, du mobilier - d'accord, rien que de l'équipement standard, n'importe
quelle filiale bancaire est mieux lotie que nous, mais j'en connais qui sont persuadés qu'on va tourner un film de science-fiction dans nos murs.Et puis, un nouveau centre multimédia, de l'e-learning - on en reparlera, vu que je serai (probablement) un des responsables - tout ceci pour, dit-on, faire entrer l'IFAL dans le XXIe siècle. Rien à redire, bien sûr, mais ce qui m'inquiète, ce sont les politiques d'investissement très fluctuantes sinon mergituriennes de Paris. Autrement dit, un investissement unique, flamboyant, étincelant, et puis on se repose sur ses lauriers. En somme, le syndrôme "Caravelle": on construit un bel avion, la Caravelle, on s'en flatte, on s'en re-flatte, et puis on se fait dépasser par Boeing. Ou encore, exemple plus récent, le Minitel. Je ne sais plus combien d'articles j'avais lu à l'époque où le Minitel faisait régulièrement partie de ces choses que le môôôôônde nous envie. Imaginez une horde d'étrangers, verts de jalousie, amassés à nos frontières. Seulement, le môôôôônde n'a pas su apprécier le Minitel à sa juste mesure; à la place, il a sorti l'internet de sa poche et la France, du coup, a pris un retard presque môôôôôndial.
par Gryphon
publié dans :
Mexique
Les meilleures rébellions ont une fin. Demandez au Che. Moi, sans aller jusqu'à me cacher dans la jungle bolivienne, je viens néanmoins de rendre les armes et je suis
dorénavant possesseur d'un portable.
Je sais, c'est dur, très dur.
Bon, pour tout vous dire, j'en avais déjà eu un il y a quelques années. Je me souviens même de quelques appels: quand j'avais enfin réalisé que ça sonnait, le temps d'ouvrir mon sac, de trouver le foutu engin, d'appuyer sur quelques boutons, mon interlocuteur potentiel avait perdu patience. Llamada perdida, ça se dit en espagnol. Y a vraiment des appels qui se perdent. Une autre fois, j'ai entendu une sonnerie en plein cours. "Qui c'est, gueulai-je, le connard qui n'a pas éteint son portable en classe?!!" C'était moi. J'ai fini par offrir mon portable à la femme de ménage, allez hop, bon débarras. Joignable, moi? Mais jamais de la vie. Et en cas d'urgence, alors? Les urgences attendront. Joignez les joignables et foutez-moi la paix.
Or donc, voici que c'est reparti comme une quarante: mon second portable. Une camelote, bien sûr. La preuve: ce n'est même pas japonais, c'est scandinave, voyez vous ça. Même si ce bidule fjordien a plein de fonctions, ça, il faut le reconnaître. Appareil photo, WAP, jeux, agenda, sèche-cheveux, bazooka, navette spaciale - je n'ai pas encore tout élucidé, mais c'est assez prometteur.
Maintenant, ce qu'il faut, c'est se familiariser avec le code de conduite lié à l'engin puisque, vous le savez tout autant que moi, les appels interviennent généralement quand on est entouré de gens. Par exemple dans une salle de cinéma. Il convient alors d'adopter l'attitude qu'il faut, certainement pas afficher une sourire béat et faire "allôôôôô?" avec plein de petites fleurs dans la bulle. Non, ça fait plouc. Ça fait "le 22 à Asnières".
Autant que je puisse en juger, il y a deux alternatives: soit le "hhhhhhallô" (sans point d'interrogation, à éviter dans tous les cas), sous-entendu: "oui, je sais bien que je suis une personne très demandée et que la célébrité se paye, mais même si j'ai conscience d'être assailli d'appels de tous parts, je porte ma croix et je me donne la peine de répondre, fût-ce pour démontrer une fois de plus à un interlocuteur égaré que je ne suis pas la boucherie Sanzot et que pour les côtelettes d'agneau, vaudra mieux ne pas compter sur moi." Ou alors, seconde alternative, un court et incisif "allô!!!", sous-entendu: "je suis pressé; ta gueule". À tout casser, je vais sans doute opter pour l'alternative seconde.
Ceci dit, je dois maintenant passer au niveau supérieur, intrinsèquement lié à ce qui précède: donner mon numéro de portable à des gens. Qui, du coup, risquent de m'appeler. Dilemme, dilemme...
Télécharger: Petula Clark - Call Me (mp3) - acheter
Télécharger: Blondie - Hanging On The Telephone (mp3) - acheter
Je sais, c'est dur, très dur.
Bon, pour tout vous dire, j'en avais déjà eu un il y a quelques années. Je me souviens même de quelques appels: quand j'avais enfin réalisé que ça sonnait, le temps d'ouvrir mon sac, de trouver le foutu engin, d'appuyer sur quelques boutons, mon interlocuteur potentiel avait perdu patience. Llamada perdida, ça se dit en espagnol. Y a vraiment des appels qui se perdent. Une autre fois, j'ai entendu une sonnerie en plein cours. "Qui c'est, gueulai-je, le connard qui n'a pas éteint son portable en classe?!!" C'était moi. J'ai fini par offrir mon portable à la femme de ménage, allez hop, bon débarras. Joignable, moi? Mais jamais de la vie. Et en cas d'urgence, alors? Les urgences attendront. Joignez les joignables et foutez-moi la paix.
Or donc, voici que c'est reparti comme une quarante: mon second portable. Une camelote, bien sûr. La preuve: ce n'est même pas japonais, c'est scandinave, voyez vous ça. Même si ce bidule fjordien a plein de fonctions, ça, il faut le reconnaître. Appareil photo, WAP, jeux, agenda, sèche-cheveux, bazooka, navette spaciale - je n'ai pas encore tout élucidé, mais c'est assez prometteur.
Maintenant, ce qu'il faut, c'est se familiariser avec le code de conduite lié à l'engin puisque, vous le savez tout autant que moi, les appels interviennent généralement quand on est entouré de gens. Par exemple dans une salle de cinéma. Il convient alors d'adopter l'attitude qu'il faut, certainement pas afficher une sourire béat et faire "allôôôôô?" avec plein de petites fleurs dans la bulle. Non, ça fait plouc. Ça fait "le 22 à Asnières".
Autant que je puisse en juger, il y a deux alternatives: soit le "hhhhhhallô" (sans point d'interrogation, à éviter dans tous les cas), sous-entendu: "oui, je sais bien que je suis une personne très demandée et que la célébrité se paye, mais même si j'ai conscience d'être assailli d'appels de tous parts, je porte ma croix et je me donne la peine de répondre, fût-ce pour démontrer une fois de plus à un interlocuteur égaré que je ne suis pas la boucherie Sanzot et que pour les côtelettes d'agneau, vaudra mieux ne pas compter sur moi." Ou alors, seconde alternative, un court et incisif "allô!!!", sous-entendu: "je suis pressé; ta gueule". À tout casser, je vais sans doute opter pour l'alternative seconde.
Ceci dit, je dois maintenant passer au niveau supérieur, intrinsèquement lié à ce qui précède: donner mon numéro de portable à des gens. Qui, du coup, risquent de m'appeler. Dilemme, dilemme...
Télécharger: Petula Clark - Call Me (mp3) - acheter
Télécharger: Blondie - Hanging On The Telephone (mp3) - acheter
par Gryphon
publié dans :
Mexique
Bon. Comme l'année dernière, voyons voir un petit peu ce qui
s'est passé en matière de musiques. A priori, j'ignore comment vous le ressentez, pas grand chose. J'ai été voir chez Uncut, chez Q, chez les Inrocks - rien de bien spécial, aucune grande nouvelle tendance, aucune révélation du type "j'ai vu l'avenir du rock et il s'appelle...". Le fait le plus marquant, ce serait plutôt
du côté rockbiz: Radiohead qui distribue gratuitement son album via son site, Prince qui offre le sien en collaboration avec un quotidien britannique, McCartney qui passe de EMI chez Starbucks -
bref, on passe à une politique de vente qui va laisser sur le carreau plus d'une maison de disques, sans parler de canaux de distribution alternatifs qui délaissent les grands magasins (wake up,
Olivennes). Tendance qui se confirmera en 2008.
Pour le reste, 2007 a été l'année des réformations plus ou moins enthousiasmantes (Police, Led Zep, Genesis) et l'occasion pour d'autres de confirmer (ou pas) le fol espoir qu'on avait placé en eux.
Prix "toutes catégories confondues": Robert Plant/Allison Krauss. J'avais tout d'abord songé à placer Robert Plant dans la catégorie "revenant", mais après tout, il n'a jamais cessé de sortir des disques depuis la séparation du Zeppelin en 1980. Et concert de réunion ou pas, le voici en compagnie de la chanteuse Allison Krauss et sort un album folk, country, blues, rien à voir avec Whole Lotta Love, s'il n'y avait cette voix... De Raising Sand, voici Gone Gone Gone (Done Moved On).
Prix "frenchy": On en a eu un peu marre cet an-ci, de la nouvelle scène française, les Bénabar et consorts, d'autres "fils de" et "filles à prénom" qui sortent leur album. Du coup, c'est la french touch qui ressort le bout de son nez, le live de Daft Punk et le premier album des héritiers, Justice (qui sont même venus à Mexico, maijaipapuallervoir). Parmi celles qui ne décoivent pas, Keren Ann, qui a sorti un magnifique album éponyme en anglais, et Pauline Croze, qui a su évoluer d'un album à l'autre, intitulé Un Bruit Qui Court, et qui court plutôt bien. De la première, voici le très velvetien Lay Your Head Down, de la seconde, voiça Jour de foule.
Prix "nous disions donc?": Comme l'année dernière, il y avait le retour de Kate Bush, il y a eu cette année Suzanne Vega. Retour discret, soit, mais néanmoins convaincant. Folk new-yorkais, arrangements sophistiqués, références littéraires et cinématographiques, de Beauty And Crime, voici Unbound. Autre revenant, Manu Chao, qui propose autre chose qu'une énième variation de Clandestino. A croire que dans Radiolinea, il s'est souvenu de Mano Negra. En voici le Rainin In Paradise.
Prix "je confirme": j'en vois surtout deux - Bloc Party et Feist. Des premiers, rockeurs alternatifs britanniques, je retiens ce titre de leur second album intitulé A Weekend In The City: Kreuzberg. La Canadienne Feist, quant à elle, en est à son troisième album solo, intitulé The Reminder. En voici un titre, My Moon My Man.
Prix "viva México, cabrones": Instituto Mexicano de Sonido, IMS pour les intimes. De l'électro mex, mâtiné de sons traditionnels, de rap, de tout et n'importe quoi. De l'album Piñata, voici Para No Vivir Desesperado. A la réflexion, les CSS de l'année dernière, c'était quand même un peu plus jouissif. Et sinon, impossible de passer outre le dernier Café Tacuba, Sino, dont voici 53100.
Prix "prof de langues": Tokio Hotel. Voilà ce qu'il faut faire, en France: rameuter des jeunôts mangaïsés, leur faire enregistrer deux trois tubes ciblés gamines, et hop, c'est reparti pour l'enseignement du français au niveau mondial. Pour l'instant, c'est ce qui arrive à la langue de Goethe. De qui? Pas grave; en attendant, un titre chanté en anglais (!), reprise de Lennon: Instant Karma.
Prix "mea maxima culpa": ToToM. Voui, là je répare mes torts: il y a quelque temps, j'avais proposé un de ses mashups sur ce blog, tout en faisant la fine bouche. Sur quoi il m'a plus ou moins engueulé via un commentaire, et bon, depuis, j'ai appris à connaître un peu mieux ses productions, dont ce monstrueux Enter North American Sharona (Sympathy For Her), qui mélange Metallica, les Stones et The Knack. Aussi fort (Stones), voire plus fort (Knack) que les originaux.
Prix de consolation: Britney Spears. Qui en a bavé en 2007, ça tout le monde le sait, et qui a quand-même eu le temps de sortir un album dance plutôt potable - et ça, on le sait moins. Témoin ce Piece Of Me, qu'on traduirait par...? "Tu veux ma photo"? Remarquez, des photos d'elle, ce n'est pas ça qui a manqué... (NB: MediaFire refuse de mettre le titre en ligne, donc soit je trouve un serveur alternatif, soit tant pis.)
Et pour finir, pas de prix, mais une remarque inquiète: comment elle va faire, Carla Bruni, lors d'un prochain concert? Personnellement, je trouverais très dommage d'abandonner une chanson comme "Raphaël", juste parce qu'elle n'est plus d'actualité... Vous vous souvenez tous des paroles: "Quatre consonnes et trois voyelles / C'est le prénom de Raphaël", aïe, ça va plus... On pourrait peut-être réécrire le texte, ché pôh, "Un S, un -ar- et un k.o. / un zyzy que j'croyais plus gros" - ah non, stop stop stop, vous voyez un peu ce que vous me faites faire, là? Vous allez voir, dans dix minutes, ça va être de ma faute!...
Pour le reste, 2007 a été l'année des réformations plus ou moins enthousiasmantes (Police, Led Zep, Genesis) et l'occasion pour d'autres de confirmer (ou pas) le fol espoir qu'on avait placé en eux.
Prix "toutes catégories confondues": Robert Plant/Allison Krauss. J'avais tout d'abord songé à placer Robert Plant dans la catégorie "revenant", mais après tout, il n'a jamais cessé de sortir des disques depuis la séparation du Zeppelin en 1980. Et concert de réunion ou pas, le voici en compagnie de la chanteuse Allison Krauss et sort un album folk, country, blues, rien à voir avec Whole Lotta Love, s'il n'y avait cette voix... De Raising Sand, voici Gone Gone Gone (Done Moved On).
Prix "frenchy": On en a eu un peu marre cet an-ci, de la nouvelle scène française, les Bénabar et consorts, d'autres "fils de" et "filles à prénom" qui sortent leur album. Du coup, c'est la french touch qui ressort le bout de son nez, le live de Daft Punk et le premier album des héritiers, Justice (qui sont même venus à Mexico, maijaipapuallervoir). Parmi celles qui ne décoivent pas, Keren Ann, qui a sorti un magnifique album éponyme en anglais, et Pauline Croze, qui a su évoluer d'un album à l'autre, intitulé Un Bruit Qui Court, et qui court plutôt bien. De la première, voici le très velvetien Lay Your Head Down, de la seconde, voiça Jour de foule.
Prix "nous disions donc?": Comme l'année dernière, il y avait le retour de Kate Bush, il y a eu cette année Suzanne Vega. Retour discret, soit, mais néanmoins convaincant. Folk new-yorkais, arrangements sophistiqués, références littéraires et cinématographiques, de Beauty And Crime, voici Unbound. Autre revenant, Manu Chao, qui propose autre chose qu'une énième variation de Clandestino. A croire que dans Radiolinea, il s'est souvenu de Mano Negra. En voici le Rainin In Paradise.
Prix "je confirme": j'en vois surtout deux - Bloc Party et Feist. Des premiers, rockeurs alternatifs britanniques, je retiens ce titre de leur second album intitulé A Weekend In The City: Kreuzberg. La Canadienne Feist, quant à elle, en est à son troisième album solo, intitulé The Reminder. En voici un titre, My Moon My Man.
Prix "viva México, cabrones": Instituto Mexicano de Sonido, IMS pour les intimes. De l'électro mex, mâtiné de sons traditionnels, de rap, de tout et n'importe quoi. De l'album Piñata, voici Para No Vivir Desesperado. A la réflexion, les CSS de l'année dernière, c'était quand même un peu plus jouissif. Et sinon, impossible de passer outre le dernier Café Tacuba, Sino, dont voici 53100.
Prix "prof de langues": Tokio Hotel. Voilà ce qu'il faut faire, en France: rameuter des jeunôts mangaïsés, leur faire enregistrer deux trois tubes ciblés gamines, et hop, c'est reparti pour l'enseignement du français au niveau mondial. Pour l'instant, c'est ce qui arrive à la langue de Goethe. De qui? Pas grave; en attendant, un titre chanté en anglais (!), reprise de Lennon: Instant Karma.
Prix "mea maxima culpa": ToToM. Voui, là je répare mes torts: il y a quelque temps, j'avais proposé un de ses mashups sur ce blog, tout en faisant la fine bouche. Sur quoi il m'a plus ou moins engueulé via un commentaire, et bon, depuis, j'ai appris à connaître un peu mieux ses productions, dont ce monstrueux Enter North American Sharona (Sympathy For Her), qui mélange Metallica, les Stones et The Knack. Aussi fort (Stones), voire plus fort (Knack) que les originaux.
Prix de consolation: Britney Spears. Qui en a bavé en 2007, ça tout le monde le sait, et qui a quand-même eu le temps de sortir un album dance plutôt potable - et ça, on le sait moins. Témoin ce Piece Of Me, qu'on traduirait par...? "Tu veux ma photo"? Remarquez, des photos d'elle, ce n'est pas ça qui a manqué... (NB: MediaFire refuse de mettre le titre en ligne, donc soit je trouve un serveur alternatif, soit tant pis.)
Et pour finir, pas de prix, mais une remarque inquiète: comment elle va faire, Carla Bruni, lors d'un prochain concert? Personnellement, je trouverais très dommage d'abandonner une chanson comme "Raphaël", juste parce qu'elle n'est plus d'actualité... Vous vous souvenez tous des paroles: "Quatre consonnes et trois voyelles / C'est le prénom de Raphaël", aïe, ça va plus... On pourrait peut-être réécrire le texte, ché pôh, "Un S, un -ar- et un k.o. / un zyzy que j'croyais plus gros" - ah non, stop stop stop, vous voyez un peu ce que vous me faites faire, là? Vous allez voir, dans dix minutes, ça va être de ma faute!...
Bonne année, tout le monde!
par Gryphon
publié dans :
Musiques











