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Cielito lindo

Les chansons sur ce site peuvent être téléchargées pour un temps limité: 7 jours. Elles n'ont d'autre but que de susciter des passions musicales. Bien entendu, je vous invite à vous ruiner en achat de CDs et d'autres supports, quitte à bouffer de la vache enragée pour le restant du mois...

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It's a thousand pages / Give or take a few / I'll be writing more / In a week or two

Blog d'expat, celui d'un prof franco-allemand au Mexique, qui, après y avoir vécu plus de sept ans, s'estime en droit de se faire traiter de chilango (comme d'autres se feraient traiter de parigot). 


Mercredi 31 janvier 2007

Encore un semestre qui se termine. S'ensuivront deux semaines de pause réservées aux formations, au DELF, et puis rebelote.

Quelques remarques en guise de bilan: Les étudiants de mon atelier philo-cinéma étaient plutôt silencieux ce semestre, contrairement aux ateliers de philo précédents, où les discussions allaient bon train. Probablement trop de respect face à la chose, la peur de dire une connerie, ce qui est plus typique des cours de philo dans une fac que de ceux dans une école de langue. J'avais pensé qu'en fait, les étudiants s'ennuyaient, mais finalement, in extremis, lors de l'ultime session, il est apparu que presque tous avaient accroché d'une manière ou d'une autre: ils devaient présenter un film de leur choix, et la présentation comportait une réflexion personnelle sur les thèmes traités pendant le semestre: mémoire, identité, autrui. Ouf.

Sérieux aussi, mes étudiants de l'atelier d'expression écrite: à leur demande, on avait traité de trucs très secs - le résumé, le compte-rendu, la synthèse, puis la composition. C'est que les lycées et les facs mexicains n'enseignent pas ce qui fait partie du catéchisme académique français, donc forcément, ils ont sauté sur l'occasion, d'autant plus que pas mal d'entre eux espèrent partir étudier en France.

Par contre, mon niveau avancé de cours de français était plus, disons, jouissif. Envie d'apprendre, okay, mais aussi envie de s'amuser, de rigoler. Il y a parfois des groupes où tout colle, où il y a dès le départ une alchimie qui ne sera plus démentie par la suite. Ça n'arrive pas toujours, mais quand ça arrive, c'est un vrai bonheur. Donc, une fois oublié le stress de l'examen passé, on s'est réunis dans un resto mexicain réputé pour fêter dignement la fin des cours, et entre les margaritas à la mangue et les sauces piquantes, ça a été encore une fois l'occasion de fou-rires anthologiques (cf. photos, et il y en a d'autres sur le blog de mes élèves).

J'en profite en passant pour tirer ma révérence aux constructeurs de la tour de Babel, sans qui il n'y aurait pas eu de punition divine et pour une fois inspirée (la multiplication des langues), sans quoi il n'y aurait pas de profs de langues ni d'autres jolis métiers comme ça. Qui viendrait encore contester que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles? "Moi." "Moi aussi."

Rubrique "c'est quoi ces effusions?": Les Beau Brummels, groupe américain comme leur nom ne l'indique pas, n'ont pas choisi leur patronyme uniquement en référence au dandy britannique du 19e siècle, mais pour apparaître dans l'ordre alphabétique directement après les Beatles; c'est vous dire l'obsession qui régnait en 1965. C'est cette année-là que paraît Laugh, Laugh, grand succès d'alors, chanson un peu quelconque vu rétrospectivement. Quant à Everybody Needs Somebody To Love, on se souvient encore de la version des Blues Brothers, la grande scène finale du film. Ici, c'est la version originale, avec la même intro en simili-live façon gospel ("I'm happy to be here tonight" etc.). Sorti en 1964. Pour terminer, une curiosité: une reprise d'Edith Piaf, sortie en 1988, par les Français de Cyclope. Malgré son rythme punkifiant, ça reste quand-même respectueux. Et pour cause, oy oy.

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Vendredi 26 janvier 2007

Encart d'actualités: Felipe est en Allemagne rendre visite à Angela. Pas étonnant, puisque cette dernière préside en ce moment le G8 et l'UE à la fois. Il y a eu bien sûr une manif germano-mexicaine, comme le montre cette petite photo piquée à la Jornada dans son édition d'aujourd'hui:

Les photos sont parfois trompeuses, mais on dirait qu'ils n'étaient pas très nombreux à se les geler sur la pelouse. L'affiche dit en substance "Assez de meurtres au Mexique. Hors de Oaxaca: la police, les militaires, les para-militaires et Ulises Ruíz (meurtrier)", face à un flic et un berger, tous deux allemands.

Rubrique "c'est quoi ces clebs?": Oui, une trilogie canine en l'honneur du Médor zélé. Trois titres, sortis respectivement en 1956, 1963 et 1957, qui jouent sur l'identification avec le meilleur ami de l'homme. Encore que ça dépend duquel.

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Mercredi 24 janvier 2007

C'est vrai que je néglige en ce moment le bloguage et du coup, même mes visites habituelles quasi-quotidiennes sur les blog-z'amis, mais il y a une raison pour ça. Bonne, ou valable, à vous de me le dire. La raison s'appelle:

Civilization IV.

Hé oui, un banal jeu pour PC. Si c'est pas une honte... De mon temps... Grumph...

En fait, les version successives de Civilization et mézigue, nous entretenons une relation tumultueuse et chronophage depuis un lustre ou trois. Quand la première version est apparue, il y a une quinzaine d'années, je me souviens qu'il y a eu des jours et des jours qui se transformaient en nuits et des nuits sans que je ne m'en aperçoive, parce que j'étais devant mon ordi à bâtir ma civilisation et de la maintenir en vie. Je dormais peut-être quelques heures, puis je me levais pour jouer. Complètement accro. Gaga. Zinzin. Cuicui.

Rassurez-vous, ça s'est calmé par la suite. A chaque nouvelle version, c'était un peu moins grave. J'imagine que quand sortira Civilization XXXIX, je serai complètement imperméable à ce genre de conneries. Mais pour l'instant, on en est à la IV, donc...

Je me suis souvent demandé si Samuel P. Huntington, pour son oeuvre maîtresse, s'était inspiré de Civilization, et qui sait, son livre paraît deux ans après le jeu... Bon, il est vrai qu'il s'agit d'un jeu et que ça n'a pas grand chose à voir avec la réalité. Un exemple: quand vous construisez l'ONU et que vous faites voter une motion contre la prolifération des armes nucléaires, tout le monde s'y tient une fois pour toutes et vous ne verrez pas la moindre bombe atomique pulvériser Paris jusqu'à la fin du jeu. Si c'est pas rassurant, ça...

Mais, je me trompe? ou est-ce que je ressens les premiers signes de lassitude quand j'échange pour la énième fois de l'encens contre des pierres précieuses de l'empire hindou (ce qui va rendre mes sujets plus heureux et donc ils seront plus motivés pour bosser, ces fainéants)? Il y a encore quelque jours, j'aurais trépigné de joie rien qu'à l'idée! Ou encore, vous auriez dû me voir quand les perfides Mongols ont conquis Londres, ma capitale, et, tenez-vous bien, ont rasé la ville! J'ai failli en bouffer mon clavier de rage. Personnellement, je n'ai rien contre les Mongols, certains de mes meilleurs amis sont des Mongols, m'enfin QUELS SALAUDS!... Bon, j'y retourne. Vont voir de quel bois je me chauffe, ces zigotos....

Rubrique "c'est quoi ces joujoux?": Groupe suédois, les Cardigans ont percé grâce à Love Fool, et mènent depuis ce temps une carrière en dent de scie. J'ignore quel est leur jeu favori, mais MTV a dû censurer le clip qui accompagne la chanson parce qu'il montrait un style de conduite automobile un peu imtempestif. Paru en 1998. Grapefruit, Britanniques éphémères, furent un temps des protégés des Beatles; ils ont failli enregistrer chez Apple. Grapefruit sur Apple? Et pourquoi pas une reprise de Strawberry Fields? Tststs... Paru en 1968. Pour finir, Peter Gabriel et son anathème antimilitariste de 1980. Grande chanson, et puis il y a Kate Bush en guest-star... 

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Samedi 20 janvier 2007

Dans son roman de SF parodique, Douglas Adams fait calculer à un ordinateur d'une puissance inimaginable la réponse au sens de la vie. L'ordinateur calcule et calcule et calcule puis éjecte la réponse suivante: 42. Ce qui n'est pas l'âge du capitaine mais tout simplement le mien à partir d'aujourd'hui. Par conséquent, je crois que je vais vivre une année passablement sensée... (pouf pouf)

A télécharger, une chanson qui a été enregistrée exactement le 20 janvier 1965: Mr. Tambourine Man des Byrds; en voici la vidéo:

... et la chanson en elle-même:

Rubrique "c'est quoi cette auto-célébration?": Non, je dois dire que j'arrive à m'indentifier davantage à cette chanson-là qu'à celle qui était à la tête du hit-parade français le même jour. Déjà que c'est une chanson de nomade... A l'origine, c'était une ballade folk écrite par Dylan. En entendant la version des Byrds, il aurait dit mi-amusé mi-ironique: "Gee, you can dance to that stuff..." C'était la grande trouvaille des Byrds: marier le folk de Dylan au sonorités des Beatles, avec néanmoins le son de guitare en jingle-jangle qui allait devenir l'image de marque du groupe pendant quelques années. Les Byrds ont écourté le texte de l'original, qui reste assez mystérieux, à interprétations multiples comme souvent chez Dylan. Le tambourine man? Ce serait en réalité un dealer. Et c'est quoi cette imagerie de mort qui traine au basques du chanteur? Faut-il comprendre "jingle-jangle morning" ou "jingle-jangle mourning"? Mais après tout, c'est peut-être seulement l'histoire d'un mec fatigué qui veut entendre une chanson par un type au tambourin...

par Volker Rivinius publié dans : Mexique
Vendredi 19 janvier 2007

Encore un truc marrant que j'ai trouvé sur je ne sais plus quel site. J'avais déjà la petite carte de chez clustrmaps, qui m'indiquait la provenance des visiteurs (avec son lot d'inexactitudes), voici maintenant celle de digitalpoint.com, qui montre avec une précision digne d'un espion qui venait du froid la provenance exacte de l'internaute qui se retrouve sur ce blog. Je zoome de pays en région, de région en ville, de ville en quartier, de quartier en rue, de rue en immeuble, d'immeuble en... tiens? il est joli, ce pull que vous avez mis aujourd'hui!... Je vous signale à tout hasard que vous avez laissé le gaz allumé et qu'il y a votre tante Gudule que s'apprête à sonner en bas de chez vous...

Hein? Non, on n'en est pas encore là (mais ça viendra, ça viendra...). Ne sont montrés que les visiteurs des 24 dernières heures, ça suffit pour petit aperçu. Encore faut-il que le pays en question soit bien cartographié: pour l'Europe, pas de problème, mais le Mexique, curieusement, n'est qu'un vaste espace vierge, comme pas mal de pays asiatiques, tandis que le continent africain, lui, offre des vues assez précises. 

Avec tous ces gadgets, on risque de devenir blasé, non? Mais quand-même, en y réfléchissant bien, j'ai parfois du mal à réaliser qu'un petit blog de rien du tout puisse attirer des gens de cinq continents, moi qui ai grandi dans un bled de banlieue où il n'y avait même pas de gare SNCF... Et là, tout d'un coup, je me sens, euh... citoyen du monde!... D'accord, à la réflexion, ça ne me différencie pas des masses du reste des habitants de cette planète, mais bon.

Donc, pour aujourd'hui, bonjour Helsinki, Stockholm, Sjömarken, Liverpool (putain, Liverpool!!!), Birmingham, Cardiff, London, Krefeld, Sindelfingen (je t'ai reconnu, Sibylle), Munich, Hooglede, Beerlijk, Lambersart, Laventie, Caen, Ouistreham, Colombes, Paris, Meudon, Nanterre, Longjumeau, Nancy, Huston, Strasbourg, Oinville-Saint-Liphard, Neuville-aux-Bois, Taingy, Peyrat-le-Château, La Jonchère-Saint-Maurice, Champs, Toulouse, Lévignac, Montberon, Brignoles, Nice, Madrid, Proupin, la ville anonyme en Turquie du sud, New Delhi, la ville anonyme en Malaysie et celle en Indonésie, Tokio (probablement; je n'arrive pas à déchiffrer), Darwin, Brisbane, Melbourne, la ville anonyme sur Hudson Bay, Québec, Montréal, Glenwood, Portland, Bakersfield, San Francisco, San Diego, Austin, Houston, Dallas, Orlando, Atlanta, Charleston, Nashville (putain, Nashville!!!), Laurinburg, Washington, New York, Indianapolis et la ville au nord du Mexique, Monterrey sans doute - et merci pour votre visite, je vous revaudrai ça, snif snif...

Rubrique "c'est quoi ces globalités?": Des trucs planants, sauf un. A commencer par le mystique titre de Kate Bush, sorti sur Hounds Of Love en 86. Les deux suivants, des instrumentaux, sont des prog rocks vaguement heroic fantasy issus respectivement en 74 et en 76. Et pour finir, ce bon vieux Monsieur Eddy, qui se demande où sont ses racines, comme tout expat digne de ce nom.

par Volker Rivinius publié dans : Blog-en-soi
 
 
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