Dimanche 8 novembre 2009

jongle, jongleuse

sur un fil acéré

transparent, transatlantique

ta crainte de t’abîmer

dans un maëlstrom d’écume

qui engloutit jusqu’au silence

 

jongle, jongleuse

le soleil te refroidit

les bourrasques se jouent

de ton équilibre

fini, les chemins de traverse

il faut aller de l’avant

 

jongle, jongleuse

la vérité est au bout du voyage

peut-être

les frontières sont invisibles

et l’exil intermédiaire

et les tracés lumineux

 

jongle, jongleuse

nul cri de chaton égaré

ne te fera rebrousser

nul ullulement d’hibou lunaire

ne t’arrêtera

ni moi non plus

 

jongle, jongleuse

la plante des pieds meurtris

mais ton pas est sûr

monstres marins et sirènes

applaudissent ta progression

indolente

 

jongle, jongleuse

sur ce cable tendu

sous l’œil grivois du badaud

pour peu tu resterais

à jamais sur ce fil

de bonheur acéré

 

(projet de textes pour une musique de Sabina C.)

Par Gryphon - Publié dans : Musiques
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Samedi 31 octobre 2009

J’ai vu des sonneurs se tromper de bouton

Des filles battues qui restaient à la maison

Des nénuphars perdus qui changaient de couleur

Des chansons d’amour qui finissent par faire peur


J’ai vu des parloirs aux portes barricadées

Des codes pour lesquels il n’y a plus de clé

Des contrôleurs dont les tours s’écroulaient

Des échappées belles et des prisonniers laids


Rolling home, I guess I’m rolling home

Rolling home, I guess I’m rolling home


J’ai vu des portables à portée de main

Des chambres d’amis aux cendriers pleins

Des expatriés qui rentraient à Toulouse

Des pères retrouvés qui tondaient la pelouse


J’ai vu des apparts aux vibrations migraines

Des visages de poupée tout en porcelaine

Des nombrils halés qui jouaient à cache-cache

Des vœux de jouissance achevés à la hache


Rolling home, I guess I’m rolling home

Rolling home, I guess I’m rolling home


J’ai vu des amants réunis tous les soirs

Des confessions virtuelles chuchottés au noir

Des promesses timides dans des yeux audacieux

Des étincelles de bonheur ratées de peu


J’ai vu des voyages qui paraissaient possibles

Des étendues d’eau qui paraissaient paisibles

Des amoureux qui allaient prendre le bac

Un type qui criait qu’il y a le feu au lac

Un type qui criait qu’il y a le feu au lac

Un type qui criait qu’il y a le feu au lac

(Paroles de chanson pour Vol de Nuit)

Par Gryphon - Publié dans : Musiques
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Mercredi 21 octobre 2009

Quand enfin seras-tu seul,

Sous un pont, derrière une meule,

En aparté dans un boudoir

Dans une chambre, dans un couloir

Quand enfin seras-tu seul ?

 

Quand enfin seras-tu froid

Des sentiments et de leurs poids

Vidant de ta matière grise

La dernière cellule de crise

Quand enfin seras-tu froid ?

 

Quand enfin serons-nous gris

D’avoir bu jusqu’à la lie

Des boissons d’une autre époque

Aux arrière-goûts équivoques

Quand enfin serons-nous gris ?

 

Quand enfin serons-nous vifs

Conjuguant l’infinitif

D’infinis procès verbaux

Vers des horizons nouveaux

Quand enfin serons-nous vifs ?

 

Quand enfin serais-je perdue

Si fatiguée d’avoir vu

Des perditions mal agencées

Des pérégrinations forcées

Quand enfin serais-je perdue ?

 

Quand enfin serais-je libre

Ressentant dans toutes tes fibres

Un air frais de petit matin,

De grand soir, de lendemain

Quand enfin serais-je libre ?

 

(paroles de chansons pour Vol de Nuit)

Par Gryphon - Publié dans : Musiques
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Lundi 19 octobre 2009

"Of all the gin joints, in all the towns, in all the world, she walks into mine."


hasard issu d'un scénario décousu

cauchemar d'insomniaque


ou: comment faire face

aux évidences d'un été parisien passé

 

ou: comment faire face

 



ou: refaire surface


"here's looking at you, kid"

 

et regarder en face celle qui préfère
l'héroïque, le plat Laszlo
(qu'il crève!)

"the fundamental things apply / as time goes by"


aider un rival
c'était l'aider, elle

d'où: rédemption relative

"Louis, this is the beginning of [...]"

Par Gryphon
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Dimanche 18 octobre 2009

Les écrits sur le sable

Et les châteaux qu’on feint d’y construire

Sont à la merci de la première vague venue

(Qui viendra, n’en doutons pas)

 

Les agendas se vident,

Obnubilés par leurs propres rendez-vous

Les ardoises s’effacent

Les mémoires se déteriorent

 

Sommes-nous ensemble ensablés

Ou déjà envolés

Au loin, toutes voiles dehors ?

 

Une proximité différée nous rattache

Encore

Soleil incandescent, noir et blanc indécent

Comme de la pélicule nouvelle vague,

Un proverbe de Rohmer

Un rayon vert

 

Le mythe n’est jamais loin

 

Au loin, l’Argos, toutes voiles dehors

Jason sans Médée, abandonnée

(impardonnable)

 

Mayday

Echo à peine audible

Par Gryphon
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Samedi 17 octobre 2009

(La nuit, sur Reforma, en sortant du cinéma, direction l’Angel illuminé de couleur mauve ; traffic modéré, un bus Bicentenario avec pour destination Auditorio braque ses phares sur les trois)

 

- Was wir jetzt brauchen, ist Rick’s Café, oder eben irgendein Lokal, wo sich Fuchs und Has « gute Nacht » sagen.

- C’est pour y rester ou pour y dénicher des faux documents qui te permettraient le passage ?

- Keine Ahnung. Seh ich erst, wenn ich dort bin.

- As if you could choose !... You gotta be kidding. Rick’s Café is for life.

- A la vie, à la mort.

- Leben ist schon geil, irgendwo.

- Okay. Define « life ».

- D’après ce qu’on m’a dit, des gens ont réussi à le quitter, le café. Certains ont même pu arriver à bon port. A moins que ce soit une autre de ces légendes urbaines.

- Most of them got killed. Either by some rotten cops or…

- …von den Typen, die ihnen die Dokumente verkauft haben. Schöne Scheisse.

- Weren’t they supposed to save them ?

- Okay, dann definier jetzt mal « Rettung ».

- Bref, le plus sûr moyen de survivre, c’est d’y rester et de voir les autres se débattre pour partir.

- Klingt stressig.

- Pas tant que ça.

 

(Ils passent un couple enlacé ; le couple est entouré d’un groupe de mariachis ; solo de trompete)

 

- You know, I’ve fucking died a thousand times before. This one’s by far the worst. Ever.

- On a tous du Phénix en nous, ce truc, de renaître de ses cendres.

- Ach was.

- Phoenix ? What Phoenix ? Phoenix, Arizona ?

Par Gryphon - Publié dans : Vie urbaine
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Mercredi 20 mai 2009

Juste après le concert, une vieille dame m'aborde: "Comment elle s'appelle, la dernière chanson que vous avez joué?" - "Euh... Feuilles Vives, mais c'est une de nos compositions." - "Et vous n'avez pas une cassette, pour que je puisse l'écouter?" - "Une cassette? Mmmnon, mais bientôt peut-être..." Elle hoche gravement de la tête, puis elle s'en va. Flashback: J'ai dix-huit ans et je joue de la gratte acoustique dans les couloirs du métro parisien. Au fil des jours, je réalise que je ne suis pas très doué pour le chant, surtout sans micro. Les parties instrumentales, par contre, ça passe. Juste après un délire en open tuning, une vieille dame me file une pièce de dix francs; elle me recommande gravement de la garder; elle a été elle-même artiste et elle veut me repasser le flambeau. Je me suis sans doute payé un billet SNCF en échange de la pièce, mais le souvenir est resté. Flashforward.

Cinquième concert, donc, et on va bientôt arrêter de les compter. Pour un groupe qui s'appelle Vol de Nuit (je vous épargne le récit des nuits blanches passées à chercher un nom qui nous convienne à peu près...), rien de plus approprié que de débuter dans un café qui s'appelle Cafe de Noche, endroit supposé promouvoir la culture dans un quartier réputé difficile mais en fait tout juste populaire. On colle notre affichette disaïné avec les moyens de bord, on fait quelques photos souvenir et on attend. Le public, par exemple. Comme on est pas encore si célèbres que ça, on démarre le concert avec une demie douzaine de zigues; tout se passe bien, on est bien plus à l'aise que lors du dernier concert où on guettait la réaction du public face aux compos. Je me gourre sur une des chansons, la chanteuse sur une autre, peu importe, l'un(e) rattrape l'autre. Dans la rue, devant le café, des gens s'arrêtent, écoutent une chanson ou deux, puis repartent. Assez cependant pour attirer l'attention des proprios des cafés, qui après le concert nous proposent de venir jouer tous les mardis à la même heure, avec pour gage un pourcentage sur les recettes de consommation. Ce n'est pas encore comme ça qu'on gagnera notre vie, mais c'est un pas dans la bonne direction.

Autre première, on se fait interviewer par un des gars du café et diffuser en live sur une radio internet qu'il a monté. Hum... on l'a fait comment, cette interview? Plutôt wock'n'woll genre "roah l'aut' eh, 'rrête des conneries, nous on fait juste d'la putain de zique qui tue sa mère"? Ou plutôt la variante intellectualiste genre "nos chansons se déclinent dans une stratégie du rhizome deleuzienne, affichant en outre une transversalité tout à fait paradigmatique d'un néo-cubisme fortuit"? Finalement, on se raconte juste ce qu'il faut, bienvenidos a Bol de Nuitttt...

Par Gryphon - Publié dans : Vie urbaine
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Lundi 11 mai 2009

Quatrième concert,  et en principe il ne devrait pas y avoir trop de problèmes: ça tombe sur l'anniversaire de la chanteuse, le public est composé d'invités, de potes. Je m'inquiète juste un peu pour le son: on n'a pas eu le temps de faire un soundcheck complet; je ne suis pas sûr du son du piano et de la guitare par rapport à la voix. Je n'aime pas ces incertitudes évitables, mais d'un autre côté, il y aura toujours moyen d'improviser.


Vers onzes heures, les invités affluent. On va bientôt pouvoir commencer. Bizarrement, la chanteuse a le trac plus que d'habitude. Moi, ça va, mais j'aurais dû éviter la vodka-framboise de tout à l'heure, sans rien dans le ventre. Je réussis à m'isoler une petite demie heure dans la cuisine avec ma guitare, histoire de me concentrer. Le concert de ce soir intervient en fait après deux semaines de répetitions quotidiennes, intensives et créatives. Nous avons tous deux l'impression d'avoir fait un grand bond en avant, d'avoir gagné en assurance, en savoir-faire, en exigeance aussi - à tel point que nous avons viré deux compos qui ne nous plaisaient plus et une reprise qui nous paraissait trop fade. Pour les autres compos, élaborées lors des deux semaines passées, c'est ce soir la première. Bon, on y va? On y va.


On démarre avec "Le Port" (Camille), on enchaîne directement avec "Bobby Chéri" (Emilie Loizeau), puis c'est la première des compos, "Celle-là", la toute nouvelle. S'agit pas de rater le solo ni surtout le refrain tout de suite après. On se concentre, on se concentre et... ça marche, ouf! Le reste des chansons, on les connaît sur le bout des doigts, je peux donc guetter les réactions du public. Je m'aperçois d'ailleurs que "Fly Me To The Moon" marche moins bien que prévu. Comme le dira Oscar plus tard, elle manque de punch; faudra sans doute couper le solo, ou même la restructurer complètement. Le reste passe plutôt bien. On termine avec la country assassine et des "Mañanitas" surprise pour la chanteuse, et voilà, thank you good night.


Tapes sur l'épaule, félicitations - et je me demande qui est sincère et qui est poli. J'en sais trop rien, je tâche de faire descendre l'adrénaline et je quitte l'appart fumer une clope à l'autre bout du couloir. De l'appart me parviennent des sons de salsa; c'est la partie danse qui commence. C'était ma dernière clope et j'ai un excellent prétexte pour aller prendre l'air et marcher quelques pas. Le portier m'indique une tiendita première à droite. Dehors, il fait déjà plus frais. La rue est quasiment déserte, je scrute l'obscurité au cas où il y aurait quelques silhouettes patibulaires, le Centro Historico la nuit peut s'avérer redoutable. Je ne trouve pas la tiendita, je suis trop tête-en-l'air, je retourne sur mes pas, repars dans l'autre direction. Rien non plus, que des façades coloniales assombries. Peu importe, je retrouve mes esprits et je réalise qu'on a réussi notre coup; les compos, c'est ce qui a marché le mieux et c'est très bon signe...


De retour dans l'appart, après un ou deux alcools fort et un article fumigène qui passait, je me retrouve assez rapidement en état de zombification avancée. J'observe les couples qui dansent, et je m'aperçois une fois de plus que je n'aime pas les fêtes; c'est trop bruyant et y a jamais la variété de chips que j'aime. J'ai encore la force de commander un taxi et je suis parti.


PS: Le blog reprend. Mais on va changer de thème, voire de ton. Et avec un peu de chance, la chanteuse y participera...

Par Gryphon - Publié dans : Musiques
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Mardi 10 mars 2009

Oscar a au moins deux problèmes: il est en jeans et il est mexicain. On lui refuse donc l'entrée au lycée franco-mexicain où Sarkozy viendra tout à l'heure saluer la communauté française. Une minute plus tard, trois jeunôts, sans doute des élèves du lycée, en jeans et  - comme disait Coluche - blancs, normaux, passent sans problèmes. Protestation immédiate d'une amie d'Oscar, et la demoiselle d'entrée est bien obligée de céder - non sans minauder qu'ici, ce n'est pas le supermarché Leclerc. Oscar aurait pu être Vulcanien, promener un troisième oeil, des cornes et des traces de substance légèrement corrosive dans son sillage, il serait entré quand-même: en tant que conjoint, il était sur la liste des invités. Me suis rappelé que quand je faisais un petit boulot d'étudiant dans une grande radio, les types les plus arrogants, c'étaient ceux qui trimballaient les disques d'un étage à l'autre.


Nous y voilà donc, au lycée. Finalement, dans les 2.500 personnes sont au rendez-vous; je ne connais pas grand monde et puisque je suis en costard, donc déguisé, personne ne me reconnaît non plus. On passe d'une cour à l'autre. Pour faire patienter, la chorale du lycée entame un récital; beau boulot de la maîtresse des choeurs, qu'on sent dynamique, engagée et passionnée par son métier. Malheureusement, en raison d'une acoustique médiocre et surtout l'indifférence générale des gens, ils peinent à se faire entendre - habituel problème des "vedettes américaines", comme on disait à l'époque du music-hall. Les vraies vedettes arrivent avec quelques minutes de retard sur le planning. Tonnerre d'applaudissements, de cris, pas si différents d'un concert de Johnny, ou même de Carla. C'est sûr, Nicolas Sarkozy a des fans dans l'assistance, ce qui n'est pas étonnant: la communauté française de Mexico historiquement a toujours été ancrée à droite. On en entend, par conséquent, des "bravo monsieur le président", avec des accents circonflexes plein les voyelles.



Le drapeau européen était plus étoilé que le discours du président: des "je veux", des "il faut que", des "il n'est pas normal que", des "ça va changer" - rien que de très usuel tiré du Petit Manuel du Parfait Discours Sarkoziste. D'un autre côté, on n'attendait pas non plus un Appel du 18 juin. Ensuite quelques blagues, noyées dans l'acoustique, un hommage à son épouse qui tout dans son rôle de première dame ne va pas ouvrir la bouche (alors qu'une partie non négligeable du public espérait la chansonette).


Et puis surtout, l'évocation de l'affaire Cassez dont tout le monde parle, ici comme en France. Je ne vais pas entrer dans le débat sur l'innocence ou culpabilité de la Française, dont la peine vient tout juste d'être réduite à soixante ans de taule, puisque franchement, je n'en sais rien. En tout cas, il aurait été impossible de la ramener en France dans l'avion présidentiel comme certains forumistes français l'avaient craint ou espéré. Dans les forums mexicains, même les plus modérés des participants, ceux qui estiment qu'il y a bien quelque chose de pas net dans la justice de leur pays, étaient partisans du maintien de la prisonnière au Mexique. Cette commission bi-nationale chargée de réétudier l'affaire dans un délai de trois semaines est pour l'instant la meilleure solution. Attendons la suite.


Fin du discours, le choeur du lycée entonne les deux hymnes nationaux, la mexicaine d'abord, la Marseillaise ensuite. C'était d'ailleurs le seul vrai moment d'émotion de cette après-midi. Ça ne rate jamais, la Marseillaise. Le couple présidentiel va remercier la chorale, serrer quelques mains dans le public (Carla et Sarkozy), signer quelques autographes (Carla seulement). Et les voilà partis, nous laissant tous seuls, nous, le champagne et les petits fours.


Bon. Ça nous fait, voyons voir, trois billets sur Sarkozy tour à tour. Je pense que ça suffira pour l'année.

 

Par Gryphon - Publié dans : Mexique - Communauté : Expatrie(e)s
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Dimanche 8 mars 2009

Le PR est bien arrivé, pas d'annulation en dernière minute; au lieu de ça, toute une masquerade autour de son arrivée réelle et supposée. On disait d'abord qu'il arriverait vendredi et passerait le week-end à la plage; on a dit ensuite qu'il n'arriverait que dimanche soir, non, pas de vacances, ç'aurait été trop indécent et criticable vu l'actualité. Finalement, on n'a pas dit qu'il était arrivé vendredi et qu'il a passé son week-end à la plage malgré tout, non, on a voulu garder le secret, l'opinion publique, vous savez... Il est vrai que quatre gros avions à la queue-leu-leu, ça passe complètement inaperçu. Oh, regarde, là dans le ciel, ce serait pas...? Naaan, c'est des pilotes qui profitent d'une journée de libre pour se faire une petite virée aérienne entre amis, voyons! Mauvaise stratégie que cette idée de vacances secrètes, à une époque où les nouvelles vont tellement vite qu'elles sont obsolètes avant même d'arriver. Pendant ce temps, ça discute ferme dans à peu près tous les forums disponibles.


Et bien sûr, les potins, les ragots, dont certains ne manquent pas de charme. Ainsi celui-ci (comme toujours, à vérifier): Le PR, pour son séjour dans la capitale, a fait réserver la suite présidentielle du palace où il résidra. On se dit que, effectivement, quoi de plus normal pour un président qu'une suite présidentielle? En dessous, ça fait chambre de bonne-WC sur le palier. Problème: la suite en question est occupée par Luis Miguel, chanteur extrêmement populaire dans le pays. On a donc demandé au chanteur s'il ne pouvait pas vider les lieux, puisque, sauf vot' respect, un président étranger... Luis Miguel a poliment mais très fermement décliné l'offre, a envoyé paître tout autre quémandeur, leur signifiant qu'il était vraiment inutile de le faire chanter, lui, qu'il y arrivait bien tout seul.


Autre potin (à vérifier itou): le PR, pour la réception en honneur de la Communauté française lundi au Lycée franco-mexicain, avait souhaité profiter d'une douche et d'une salle de bains à côté du bureau de la directrice. Problème: ni la douche ni la salle de bains n'existaient, il aurait donc fallu les construire rapidement... Ne voyons pas tout négatif: je suppose que par ce geste, le PR aurait voulu démontrer au peuple mexicain ébahi que contrairement aux stéréotypes, si señor, les Français se lavent, à commencer par leurs dirigeants. La directrice a refusé tout bricolage aux environs de son bureau, et le PR n'aura donc autre ressource que de s'asperger de parfums (ce qui depuis au moins Louis XIV est de toute manière nettement plus français que toute autre alternative).

N'empêche: deux (2) refus en si peu de temps?! Ouh, je sens que le PR va être d'une humeur massacrante demain lundi...

Par Gryphon - Publié dans : Mexique - Communauté : Expatrie(e)s
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