Jeudi 1 novembre 4 01 /11 /Nov 19:46

"Though nothing will keep us together / We can beat them forever and ever..." À 31 ans d'intervalle, "Heroes", le tube de David Bowie cuvée 1978 reste l'hymne par excellence pour ado déphasé, bizuté ou rebelle. La preuve: 


 

 

 

Encore que dans "Christiane F." le film de Uli Edel (1981), il suffisait de recréer la bowiemania berlinoise de la fin des Seventies. Dans le tout récent "The Perks of Being a Wallflower" de Stephen Chbosky (2012), film autour de trois ados dans le Pittsburgh fin des années 80, les protagonistes sont en train de se creuser la tête pour retrouver l'interprête de cette chanson (bande d'ignares). Mais peu importe après tout, puisque la musique, elle, fonctionne: 

 

 

 

 


 

 

 

Et pour cause. On a tous voulu être un héros, "just for one day".

Par Gryphon - Publié dans : Visioconférences
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Dimanche 28 octobre 7 28 /10 /Oct 04:26

"L'acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu'on peut, dans la foule." (André Breton)

Sid Vicious, feu bassiste des Sex Pistols, estimait quant à lui qu'il convenait de pousser la chansonette juste avant. Tant bien que mal.


 

 

Enregistré à l'Olympia (Paris, France) et présenté par, mais oui, Eddy Barclay ('s not dead, oi oi).

Par Gryphon - Publié dans : Surréalisme
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Vendredi 22 juin 5 22 /06 /Juin 20:44

Pour l’instant c’est ici à Tijuana

que déambulent Américaines mal médicamentées

Les bus U.S. les délaissent vers midi et demie

(Tijuana, vile ville pharmacie)

 

Pour l’instant, c’est ici à Tijuana

que tard la nuit et jusqu’aux zoorores

défilent d’ahuris hilares Gringos San Diego

(Tijuana, vile ville casino)

 

¡Está la tradición!

¡Está la tradición!

¡La tradición!

 

C’est encore toujours ici à Tijuana

que se troquent préservatifs et coups de feu

et qu’une amie française file à l’anglaise

(Tijuana, vile ville parenthèse)

 

¡Está la tradición! (¡eso!)

¡Está la tradición! (¡vengan, chicas!)

¡La tradición!

 

!Sí, Señor!

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Lundi 18 juin 1 18 /06 /Juin 02:17

Il y a des presque-mers

Comme il y a des presqu’îles

Et des presque-traversées

 

Le coin fumeurs insomniaques se situe

Près des canots de sauvetage à bâbord

Le bar reste ouvert

 

Une animatrice improvise un karaoké

Elle est payée pour mais

Détourne les passagers surbookés du sommeil

 

Beaucoup de gens somnolent

Sur des banquettes envisagées couchettes

Trop de gens dorment mal

 

Mère et fille aspirent à un sommeil salé

Et n’inspirent que l’odeur de rigueur

Des moteurs

 

Il y a des presque-mers

Comme il y a des presqu’îles

Et des presque-rêves

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 06:23

Le car tarde

 

Par dépit elle s’éloigne de l’arrêt et s’enfonce

Dans le désert vers la vieille station

D’essence désaffectée

 

Lui il garde les valises et l’espoir de voir

Un faisceau de phares surgir et perforer

Le bleu-noir étoilé

 

La route mène vers le nord

La route mène vers nulle part

Voilà le car

 

Parlons plutôt de poissons rouges

Leurs faits et gestes dans un bocal

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Jeudi 7 juin 4 07 /06 /Juin 05:47

Tard le soir un orage estival

Apporte un peu de fraicheur extrinsèque

Elle se glisse hors les murs

L’eau de pluie habille son corps découvert

Tandis que la nuit la protège et entame

La lutte contre l’utile lumière

De la barque lunaire

Remplie de démons aztèques

 

« T’as vu le ciel ? dit-elle

Mais aucun démon ne lui répond

 

Est-ce la démangeaison du scorpion

Qui la sortira du sortilège

Ou devra-t-elle attendre

 

L’éclipse ?

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Mardi 29 mai 2 29 /05 /Mai 22:21

Le soir sur un palmier près de la jetée

Ils s’agglutinent

Et guettent un paresseux serein

Qui sera comme le summum

D’une belle journée interpassive

 

                        (en attendant, ma mie, courage

Toi non plus on ne te mettra pas

En cage)

 

C’est au détour d’un virage

Qu’on a vu les vautours

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Vendredi 25 mai 5 25 /05 /Mai 02:56

L’hôtel un hurlevent du sud

Comme issu d’un film maléfique

« The Shining » de Stanley Kubrick

Comme une ville fantôme qui s’ignore

Santa R., ex-ville minière

 

Il n’y a plus de cuivre ni même d’argent

Les corons sont en ruines

Les tombes profanées d’inadvertance

Le sable est noir empoisonné

(« contaminado » chuchotent les autochtones)

 

Sait-on : tout peut se reconstruire

Voyez Wieck sur le bord de la mer

Baltique hanséatique poméranienne

Extirpé de son passé Ostblock

 

Le restaurant modernisé grâce aux subsides

Et la vieille dame rescapée qui s’émerveille

De sa coupe glacée trois boules myrtilles chantilly

Consciente

Que tout ça n’existait pas

Avant quand on disait « en avant ! »

 

Pas Santa R., non, pas Santa Rosalía

Pourquoi pas Santa Rosalía

Les vents s’engouffrent dans le couloir de l’hôtel

 

La télé s’allume toute seule

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Vendredi 18 mai 5 18 /05 /Mai 06:00

À l’heure du coyote

Filles et garçons se réapproprient l’agora principale

De Loreto, ancienne capitale

De toutes les Californies

 

La gazette locale déplore l’obésité juvénile

Et sinon n’annonce rien qui vaille

 

Les touristes sont à l’hôtel

Lui il tombe de sommeil

Il tombe

 

Quand il se réveilla le poème

Était toujours

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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Lundi 14 mai 1 14 /05 /Mai 18:44

En capitale les tremblements ont fini par
Réveiller le volcan
Ici, néant
Pas de pluie pas de soleil
Le ciel s’affaisse au bord de la piscine
J’avale une aspirine
Et je titube sur les rebords de la frontière
Entre hôtel et désert

D’une oreille distraite je saisis
Les sornettes du serpent
Qui invoque
Le mystère des antiques pierres locales
Rondes et polies, elles,
Réparties dans le plat paysage
Arrivées d’on ne sait où ni
Quand ni comment. Well.

Par Gryphon - Publié dans : Poetics
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